Perte de poids et cancer : comment garder ses forces

Perte de poids et cancer : que faire en priorité ?
La perte de poids en cas de cancer peut être liée à une diminution de l’appétit, aux effets secondaires des traitements et à des modifications du métabolisme. Il est important de ne pas attendre que l’amaigrissement devienne visible pour votre entourage. Commencez par surveiller régulièrement votre poids, soyez attentif à votre appétit et à votre force musculaire, et veillez à consommer suffisamment de protéines et de calories. Signalez impérativement à votre oncologue toute perte de poids persistante, même si vous vous sentez encore relativement bien.
Commencez par trois actions :
1. Surveillez votre poids. Pesez-vous régulièrement, de préférence avec la même balance et dans les mêmes conditions. Notez les résultats afin de suivre leur évolution, sans vous fier uniquement à votre apparence ou à la façon dont vos vêtements vous vont.
2. Soyez attentif aux changements préoccupants. Une perte de poids rapide, une diminution de la force musculaire, une perte d’appétit, une sensation de satiété précoce et une faiblesse persistante sont autant de raisons d’en informer votre oncologue. N’attendez pas que la dénutrition devienne importante.
3. Améliorez votre alimentation dès aujourd’hui. Si vous ne parvenez pas à terminer une portion habituelle, répartissez-la en plusieurs petits repas. Par exemple, mangez un œuf avec du fromage blanc, ajoutez du lait à votre porridge ou intégrez à votre alimentation du poisson, du yaourt et d’autres aliments riches en protéines que vous tolérez bien.
L’objectif principal n’est pas simplement de retrouver votre poids d’avant, mais de préserver vos muscles, d’apporter suffisamment d’énergie à votre organisme et de l’aider à mieux supporter les traitements. En parallèle, il est nécessaire de comprendre pourquoi vous perdez du poids. Parfois, le problème ne vient pas uniquement d’une alimentation insuffisante, mais aussi de modifications du métabolisme.
Pourquoi perd-on du poids lorsqu’on a un cancer et quelles en sont les causes ?
La perte de poids liée à un cancer peut être progressive ou relativement rapide. On remarque que les vêtements deviennent plus amples, que l’on n’a plus envie de terminer ses portions habituelles et que les activités physiques auparavant faciles deviennent difficiles. Parfois, c’est la masse graisseuse qui diminue, parfois ce sont les muscles qui fondent, et il arrive que les deux phénomènes se produisent simultanément.
Les médecins identifient plusieurs mécanismes à l’origine de cette situation. Le premier est un apport insuffisant en nutriments : la personne mange moins que ce dont son organisme a besoin. Le second est une modification du métabolisme, dans laquelle l’organisme dépense davantage d’énergie qu’il n’en reçoit.
Il est particulièrement important de distinguer une perte de poids ordinaire de la cachexie cancéreuse. La cachexie est un syndrome complexe qui s’accompagne d’une perte de masse musculaire et graisseuse, d’une faiblesse et de modifications du métabolisme. Elle peut se développer même lorsque la personne continue à s’alimenter normalement.
Il ne suffit donc pas simplement d’augmenter les quantités de nourriture. Lorsque l’organisme perd ses muscles et ses forces, il faut comprendre pourquoi et mettre en place un accompagnement adapté.
Comment se produit la perte de poids liée au cancer et quels facteurs l’expliquent ?
Les causes peuvent être liées aussi bien à la maladie elle-même qu’aux traitements anticancéreux. Plusieurs facteurs peuvent agir simultanément chez une même personne. Il n’existe donc pas d’explication universelle valable pour tous les patients.
L’une des causes fréquentes est la diminution de l’appétit. Les aliments ne donnent plus envie de manger comme auparavant, certains produits deviennent désagréables et l’odeur des plats cuisinés peut provoquer des nausées. La personne consomme alors moins de calories et de protéines que nécessaire pour préserver ses forces.
Un autre facteur est constitué par les effets secondaires des traitements. La chimiothérapie peut provoquer des nausées, des vomissements, des diarrhées, de la constipation, une sécheresse buccale et des modifications du goût. Des aphtes douloureux peuvent parfois apparaître dans la bouche ou la gorge, rendant la déglutition difficile.
Certains patients sont gênés par une sensation de satiété précoce. Ils mangent très peu et ont déjà l’impression que leur estomac est plein. Même lorsqu'ils ont encore envie de manger, terminer une portion habituelle devient difficile.
La douleur, l’anxiété, la baisse de moral et la fatigue permanente jouent également un rôle. Lorsque l’on dort mal, que l’on ressent de l’inconfort et que l’on subit une tension émotionnelle constante, préparer les repas et manger deviennent des efforts supplémentaires.
La localisation de la tumeur peut aussi avoir son importance. Par exemple, les maladies touchant les organes digestifs peuvent entraîner des difficultés à s’alimenter et à absorber les nutriments. Les problèmes nutritionnels sont particulièrement fréquents en cas d’atteinte de l’intestin, de l’estomac, du pancréas ou du foie.
La perte de poids est-elle inévitable en cas de cancer ?
Non. Avoir un cancer ne signifie pas nécessairement que l’on va maigrir. La réaction de l’organisme dépend du type de maladie, de ses caractéristiques, de l’état général de la personne et des traitements utilisés.
Certains patients conservent leur poids habituel pendant toute la durée du traitement. D’autres perdent des kilos, tandis que d’autres encore prennent du poids. Certains traitements hormonaux et médicaments peuvent notamment augmenter l’appétit et favoriser la rétention d’eau.
C’est pourquoi un même chiffre sur la balance ne signifie pas toujours que l’état de santé est identique. Par exemple, une prise de poids peut être due à une accumulation de liquide plutôt qu’à une récupération musculaire et nutritionnelle.
Une perte de poids brutale en cas de cancer nécessite une attention particulière. Il ne faut pas l’expliquer uniquement par le stress, l’âge ou un manque d’appétit. Même si la personne continue à manger, toute modification de son poids doit être discutée avec un professionnel de santé.
Une perte de poids importante liée au cancer ne doit pas non plus être considérée comme une conséquence inévitable de la maladie. Plus tôt les causes de la dénutrition et de la perte musculaire sont identifiées, plus tôt il est possible de mettre en place un accompagnement adapté.
Quelle perte de poids liée au cancer doit alerter ?
Se fier uniquement à son apparence ne suffit pas. Certaines personnes ne remarquent pas les changements pendant longtemps, surtout lorsqu’elles sont habituées aux variations de poids. D’autres découvrent le problème parce que leurs vêtements sont devenus trop larges, que leurs bras et leurs jambes ont perdu du volume ou qu’elles ressentent une faiblesse inhabituelle.
Une perte de poids rapide en cas de cancer est particulièrement préoccupante lorsqu’elle s’accompagne d’une diminution de l’appétit, d’une fatigue permanente et d’une baisse de la force musculaire. Monter les escaliers, marcher sur ses distances habituelles ou effectuer les tâches ménagères devient alors plus difficile.
Il faut également tenir compte des autres changements :
\- les aliments donnent moins envie qu’auparavant ;
\- après quelques cuillerées, une sensation de satiété apparaît ;
\- des nausées ou des vomissements surviennent régulièrement ;
\- les goûts ont changé ;
\- il devient difficile de mâcher ou d’avaler ;
\- une sécheresse buccale ou des douleurs des muqueuses apparaissent ;
\- les troubles digestifs deviennent plus fréquents ;
\- les efforts physiques habituels sont moins bien supportés.
Aucun de ces signes ne permet, à lui seul, de poser un diagnostic. Par exemple, la faiblesse peut être liée à une anémie, aux effets secondaires des traitements, à des troubles du sommeil ou à une alimentation insuffisante.
Le médecin évalue non seulement le poids, mais aussi son évolution, les habitudes alimentaires, la force musculaire, les symptômes associés et les résultats des examens. Si nécessaire, un spécialiste de la nutrition clinique intervient également.
Comment s’alimenter pour préserver ses forces pendant le traitement ?
Lorsqu’on a un cancer, il faut parfois revoir ses habitudes et ses idées habituelles sur l’alimentation équilibrée. Pendant le traitement, l’organisme peut avoir besoin de davantage d’énergie et de protéines que celui d’une personne en bonne santé. Des restrictions alimentaires trop strictes risquent d’aggraver les carences nutritionnelles.
L’objectif principal est d’apporter à l’organisme suffisamment de calories, de protéines, de lipides, de glucides, de vitamines et de minéraux. L’alimentation doit être adaptée à la tolérance des aliments, à l’état du système digestif et aux recommandations de l’équipe médicale.
1. Privilégiez de petits repas, mais nourrissants
Si votre appétit a diminué, n’essayez pas de manger une grande assiette en une seule fois. Organisez plusieurs petits repas tout au long de la journée. C’est particulièrement important lorsque vous ressentez rapidement une sensation de satiété ou des nausées après avoir mangé.
Par exemple, au lieu de prendre un gros petit-déjeuner, vous pouvez répartir votre portion habituelle en plusieurs petites quantités : commencez par un peu de porridge, puis mangez du fromage blanc ou un yaourt un peu plus tard. Entre les repas principaux, prévoyez de petites collations.
L’essentiel est de ne pas se limiter à des collations peu nourrissantes qui remplissent l’estomac sans apporter beaucoup de nutriments. Choisissez des aliments qui contiennent des protéines et de l’énergie.
2. Ajoutez une source de protéines à chaque repas principal
Les protéines sont indispensables au maintien de la masse musculaire. Lorsque l’on perd du poids, il est particulièrement important d’éviter une alimentation composée principalement de thé, de pain, de légumes et de petites quantités de porridge.
Voici quelques bonnes sources de protéines :
\- les œufs ;
\- le fromage blanc et les autres produits laitiers ;
\- le yaourt nature ;
\- le poisson ;
\- les légumineuses ;
\- les noix ;
\- le tofu.
Essayez de répartir les aliments riches en protéines entre les différents repas plutôt que de réserver tout votre apport protéique au dîner. Par exemple, vous pouvez choisir un œuf et du fromage blanc au petit-déjeuner, du poisson au déjeuner, un yaourt en collation et un plat à base de légumineuses ou de tofu au dîner.
La quantité de protéines doit être adaptée individuellement, en tenant compte de l’état des reins, de la digestion et des recommandations du spécialiste. Si l’alimentation habituelle ne suffit pas, discutez avec votre médecin de la possibilité d’utiliser des compléments nutritionnels oraux.
3. Augmentez la valeur calorique de vos plats habituels
Lorsque l’on est rapidement rassasié, augmenter la taille des portions n’est pas toujours une solution. Il est souvent plus pratique de rendre les petites quantités de nourriture plus nourrissantes. Voici quelques moyens simples d’enrichir vos plats :
\- Porridges : ajoutez du beurre, du lait ou du lait en poudre, si vous tolérez bien ces produits.
\- Purée de pommes de terre : enrichissez-la avec du lait et du beurre.
\- Soupes veloutées : ajoutez des produits laitiers adaptés ou un peu d’huile.
\- Fromage blanc et yaourts : associez-les à des noix ou à d’autres ingrédients caloriques que vous tolérez bien.
\- Plats de légumes : utilisez de l’huile végétale pour augmenter leur apport énergétique.
\- Boissons nourrissantes : préparez des boissons à base de lait avec du yaourt, du fromage blanc ou d’autres ingrédients adaptés.
Cette approche permet d’apporter davantage d’énergie sans vous obliger à manger des quantités beaucoup plus importantes.
4. Adaptez la texture des aliments à votre état
Si vous avez mal lorsque vous mâchez ou avalez, ne vous forcez pas à manger des aliments secs et durs. Pendant ces périodes, les soupes veloutées, les porridges onctueux, le fromage blanc, les yaourts et les autres plats à texture adaptée peuvent être plus faciles à consommer.
Si les aliments habituels vous dégoûtent, vous pouvez discuter avec votre médecin de solutions nutritionnelles liquides : boissons enrichies, smoothies, milk-shakes et soupes. Elles peuvent être plus faciles à consommer les jours où il est difficile de manger une portion complète.
En cas de douleurs dans la bouche ou la gorge, de difficultés à avaler ou de vomissements persistants, il ne suffit pas de modifier le menu. Il est important d'en informer l’équipe médicale afin d'identifier la cause et de mettre en place un accompagnement adapté.
5. Organisez votre hydratation
Un manque de liquide peut aggraver votre état général, en particulier en cas de vomissements ou de diarrhées. En l’absence de restrictions individuelles, répartissez les boissons autorisées en petites quantités tout au long de la journée.
Vous pouvez boire de petites gorgées d’eau entre les repas, sans essayer d’avaler un grand volume en une seule fois. Si boire augmente la sensation de lourdeur dans l’estomac, discutez avec votre médecin d’un rythme d’hydratation adapté.
Il n’existe pas de quantité quotidienne universelle de liquide valable pour tous les patients atteints de cancer. Certaines maladies associées nécessitent de limiter les boissons. Il faut donc suivre les recommandations de votre professionnel de santé.
6. Ne cherchez pas à maigrir et évitez les restrictions strictes
Pendant le traitement, ne commencez pas de votre propre initiative un jeûne, un programme détox ou un régime excluant des groupes entiers d’aliments dans le but de purifier votre organisme. Ces restrictions risquent de réduire encore davantage vos apports en énergie et en nutriments.
Si votre appétit a diminué, l’objectif n’est pas de rendre votre alimentation aussi stricte que possible, mais de préserver des apports nutritionnels suffisants en tenant compte de votre tolérance aux aliments. Si votre poids continue de diminuer malgré les changements alimentaires, consultez votre oncologue et un spécialiste de la nutrition clinique.
Mes conseils : mes observations sur le soutien de l’organisme
Premièrement. Je conseille d’accorder une attention particulière à l’alimentation lorsque les forces diminuent. Dans mes livres, je présente les jus de légumes fraîchement pressés comme une source complémentaire de nutriments pour les personnes qui souffrent de fatigue et d’épuisement nerveux. Je propose des associations de carottes, de céleri, de persil, d’épinards et de laitue. Selon mon approche, ces jus demandent peu de travail au système digestif et peuvent contribuer à soutenir l’organisme lorsque l’appétit est réduit et que les aliments habituels sont difficiles à consommer. J’associe leurs effets à la nutrition du système nerveux et du sang. Toutefois, en cas de cancer, il est important de tenir compte de la sécurité alimentaire : les professionnels de santé ne considèrent pas les jus comme un remplacement complet des repas nutritifs et recommandent d’éviter les jus non pasteurisés lorsque les défenses immunitaires sont affaiblies.
Deuxièmement. Je pense qu’en période de maladie, il est particulièrement important de ne pas surcharger son alimentation avec des associations trop complexes. Dans « L’Abécédaire de la santé », j’explique que les différents aliments nécessitent des durées et des conditions de digestion différentes. Selon mon approche, lorsque les repas sont trop complexes et que l’organisme doit dépenser beaucoup d’énergie pour les digérer, cette énergie n’est plus disponible pour d’autres fonctions. C’est pourquoi je privilégie les plats simples et compréhensibles, ainsi qu’une attention particulière à la composition de l’alimentation. Mais la perte de poids liée au cancer présente une particularité importante : la médecine donne avant tout la priorité à des apports suffisants en calories et en protéines, même si cela nécessite de choisir des plats plus nourrissants et variés.
Troisièmement. J’associe la préservation des forces au bon fonctionnement de l’ensemble de l’organisme. Dans le chapitre consacré au cancer, je souligne l’importance de l’alimentation, du sang, de la lymphe et de la circulation sanguine. Selon ma conception, il ne faut pas considérer l’organisme comme un ensemble d’organes indépendants : la maladie touche la personne dans sa globalité. C’est pourquoi je conseille de préserver son énergie, d’alterner les périodes d’activité et de repos et d’éviter l’épuisement nerveux. Dans le même temps, les oncologues modernes évaluent séparément la perte de masse musculaire et recommandent d’adapter l’activité physique à l’état du patient.
Quatrièmement. Je pense qu’il ne faut pas attendre des changements immédiats. Dans mes livres, je rappelle que le corps a besoin de temps pour retrouver son équilibre. En cas de cancer, je soulignerais particulièrement l’importance de faire preuve de patience et de bienveillance envers soi-même : ne vous reprochez pas votre manque d’appétit, votre faiblesse ou vos changements de poids. Mon approche du soutien de l’organisme ne doit pas devenir une source de restrictions supplémentaires. Si votre poids continue de diminuer, informez-en votre oncologue et cherchez avec lui des solutions pour préserver votre alimentation et vos forces.
Ce qu’il faut éviter pendant la chimiothérapie sans l’accord du médecin
Pendant un traitement anticancéreux, même les aliments habituels et les remèdes à base de plantes nécessitent une attention particulière. Certaines substances peuvent modifier l’action des médicaments. Il ne faut donc pas expérimenter seul avec des compléments alimentaires ou des extraits concentrés.
Il convient d’être particulièrement prudent avec les produits et substances suivants :
\- Le millepertuis. Il peut modifier la concentration de certains médicaments anticancéreux et influencer leur action. N’en prenez pas sous forme d’infusion, de tisane à concentration thérapeutique ou de complément alimentaire sans l’accord de votre oncologue.
\- Le pamplemousse et son jus. Ils peuvent influencer le métabolisme de certains médicaments et la concentration de leurs substances actives dans l’organisme. Pendant le traitement, évitez-les jusqu’à ce que votre médecin vous donne son accord.
\- Les fortes doses d’antioxydants. Leur consommation sans l’accord du médecin est déconseillée pendant la chimiothérapie et la radiothérapie. Cela concerne principalement les compléments concentrés, et non les portions habituelles de légumes et de fruits.
\- Les extraits concentrés de plantes. Même si une plante semble inoffensive, un extrait concentré peut interagir avec les médicaments. Ne commencez pas à en prendre de votre propre initiative.
Cela ne signifie pas que tous les produits végétaux sont interdits aux patients. Il n’est pas nécessaire d’exclure automatiquement les légumes et les fruits habituels de votre alimentation. Tout dépend des quantités, de la forme de consommation, de la tolérance individuelle et des interactions possibles.
Avant de prendre une plante, un complément alimentaire ou de modifier votre alimentation, parlez-en à votre oncologue. N’arrêtez pas les médicaments prescrits et ne les remplacez pas par des produits issus de programmes naturopathiques.
Quand consulter un médecin en cas de perte de poids liée au cancer ?
En cas de cancer, il est important de distinguer les situations qui nécessitent une aide médicale immédiate des symptômes qui doivent être discutés lors du prochain rendez-vous.
Quand consulter en urgence
Les symptômes suivants nécessitent une évaluation médicale immédiate :
\- Une température de 38 °C ou plus, ou des frissons pendant la chimiothérapie. Contactez immédiatement votre oncologue. N’essayez pas simplement de faire baisser la fièvre par vous-même en attendant une amélioration : pendant la chimiothérapie, une hausse de température peut être le signe d’une complication grave.
\- Un essoufflement, une douleur thoracique ou un gonflement d’une jambe. Ne retardez pas la consultation médicale, surtout si ces symptômes apparaissent soudainement.
\- Des vomissements pendant plus d’une journée ou l’impossibilité de boire. Cette situation présente un risque de déshydratation et nécessite une évaluation urgente.
\- Du sang dans les selles ou les vomissements, ou des selles noires. Ces signes ne doivent pas être attribués uniquement aux effets secondaires du traitement ou à un changement alimentaire.
\- Des évanouissements ou des palpitations importantes. Ces symptômes sont particulièrement dangereux lorsqu’ils s’accompagnent d’une faiblesse marquée, de vertiges ou d’une dégradation de l’état général.
En cas de douleur thoracique, d’essoufflement important, de perte de connaissance ou d’autres symptômes aigus, appelez les services d’urgence. N’attendez pas votre prochain rendez-vous programmé à la clinique et n’essayez pas de déterminer vous-même la cause des symptômes.
Quand prendre rendez-vous avec un médecin
Ne tardez pas à discuter des changements suivants :
\- Une perte de poids inexpliquée a commencé.
\- Votre appétit a nettement diminué et votre alimentation habituelle ne suffit plus.
\- Des nausées, des diarrhées ou une constipation persistent.
\- Il devient difficile de mâcher, d’avaler ou de garder les aliments.
\- Vous ressentez une forte satiété après avoir mangé une petite quantité.
\- Votre force musculaire diminue et les activités habituelles deviennent plus difficiles.
\- Des douleurs, de l’anxiété ou un état dépressif vous empêchent de vous alimenter normalement.
Il est particulièrement important de signaler à votre médecin toute modification de votre poids, même si elle vous semble insignifiante. N’attendez pas une dénutrition importante pour demander de l’aide.
Lors de la consultation, parlez de votre alimentation, des éventuels effets secondaires du traitement et de la nécessité de faire appel à un spécialiste de la nutrition clinique. Parfois, il ne suffit pas de modifier le menu : un soutien nutritionnel complémentaire peut également être nécessaire.
Pour en savoir plus sur mon approche de ce sujet, consultez la page « Oncologie ».
NOTE DE LA RÉDACTION
Cet article a été préparé à partir des ouvrages du docteur Boris Wydoff et de documents médicaux de référence consacrés à l’alimentation, à la perte de poids et aux effets secondaires des traitements contre le cancer. Ce contenu est fourni à titre informatif, ne remplace pas une consultation médicale et ne constitue pas un motif pour modifier un traitement anticancéreux prescrit.
Informations médicales : NCI (Institut national du cancer des États-Unis), NCI (Institut national du cancer des États-Unis).
Questions fréquentes
Pourquoi est-ce que je maigris avec un cancer alors que j’essaie de manger normalement ?
Cela peut être dû à une diminution de l’appétit, aux effets secondaires des traitements et à des modifications du métabolisme. La chimiothérapie peut notamment provoquer des nausées, des vomissements, des changements du goût, une sécheresse buccale et des douleurs à la déglutition. De plus, certaines tumeurs modifient le métabolisme, si bien que l’organisme peut perdre de la masse musculaire et graisseuse même lorsque l’alimentation reste suffisante.
Est-il vrai que l’on maigrit forcément lorsqu’on a un cancer ?
Non, le cancer ne s’accompagne pas nécessairement d’une perte de poids. Certains patients conservent leur poids habituel ou prennent des kilos, par exemple à cause d’un traitement hormonal, de certains médicaments ou d’une rétention d’eau. Il faut donc évaluer son état non seulement à partir du chiffre affiché sur la balance, mais aussi en tenant compte de la force musculaire, de l’appétit et de l’état général.
Que faire si j’ai beaucoup maigri pendant mon traitement contre le cancer ?
Informez votre oncologue de votre perte de poids, même si vous continuez à manger normalement. Demandez-lui d’évaluer votre alimentation, votre état musculaire, les éventuels effets secondaires du traitement et les causes des modifications métaboliques. Si nécessaire, le médecin fera appel à un spécialiste de la nutrition clinique et vous proposera un soutien nutritionnel complémentaire.
Que manger en cas de cancer pour ne pas perdre ses forces ?
Il est important d’intégrer des sources de protéines à votre alimentation : œufs, fromage blanc, yaourt, poisson, légumineuses et tofu. Pour augmenter l’apport calorique, vous pouvez ajouter du beurre ou de l’huile végétale, du lait ou du lait en poudre dans les plats qui s’y prêtent. Il est préférable de répartir les aliments nourrissants entre plusieurs petits repas, en tenant compte de votre tolérance et de vos éventuelles restrictions individuelles.
Peut-on boire des jus de légumes pendant la chimiothérapie ?
Il est nécessaire d’en parler à votre oncologue, surtout si vos défenses immunitaires sont affaiblies. Les jus non pasteurisés peuvent présenter un risque en raison d’une éventuelle contamination microbienne. Les légumes et les fruits habituels ne sont pas automatiquement interdits, mais les jus ne remplacent pas une alimentation complète et ne doivent pas en devenir la base.
Qu’est-ce que la cachexie cancéreuse et pourquoi apparaît-elle ?
C’est un état complexe dans lequel l’organisme perd de la masse musculaire et graisseuse et subit un épuisement important. Il est lié non seulement à des apports alimentaires insuffisants, mais aussi à des modifications du métabolisme. La cachexie peut apparaître même chez une personne qui continue à manger normalement. Une simple augmentation des portions ne suffit donc pas toujours.
Peut-on reprendre le poids perdu pendant un traitement contre le cancer ?
Dans de nombreux cas, il est possible d’adapter l’alimentation pour apporter davantage d’énergie et de protéines à l’organisme. Pour cela, on peut prévoir de petits repas nourrissants, enrichir les plats habituels et, si nécessaire, discuter de l’utilisation de compléments nutritionnels oraux. Le programme de récupération doit tenir compte de la maladie, du traitement en cours, de l’état du système digestif et des recommandations de l’oncologue.
Pour aller plus loin — les supports du Dr Wydoff
Victoire sur le cancer (en russe) →La victoire sur le cancer (livre numérique, en russe) →Ou commencez par le guide gratuit « 7 étapes pour purifier le corps » →
