Ortie : bienfaits, usages et précautions

Dr Boris WydoffDr Boris Wydoff
Ortie dans la nature et herbe séchée à côté d'une tasse d'infusion posée sur une table

L'ortie (Urtica dioica) est une plante herbacée vivace dont les feuilles et la tige sont couvertes de poils urticants. Selon les ouvrages de phytothérapie, ses feuilles contiennent des vitamines, du carotène, de la chlorophylle, des minéraux et d'autres composés. Dans les ouvrages consacrés aux plantes médicinales, elle est traditionnellement décrite comme une plante riche en vitamines et utilisée pour favoriser l'arrêt des saignements.

Qu'est-ce que l'ortie et comment la reconnaître ?

L'ortie appartient à la famille des Urticacées. C'est une plante vivace à tige droite et haute. Celle-ci ne se ramifie généralement pas, présente une section quadrangulaire aux angles émoussés et est couverte de poils urticants. Sous terre, elle possède un rhizome rampant et ramifié.

Les feuilles sont disposées de manière opposée sur la tige. Elles sont portées par des pétioles. Leur limbe est de forme ovale en cœur ou largement lancéolée. La base est en forme de cœur et le sommet est longuement effilé. Les bords sont fortement dentés. La surface porte des poils urticants et des poils non urticants.

Selon les guides d'identification des plantes, les feuilles sont vert foncé. On y distingue des poils grossiers blanchâtres, appliqués contre le limbe. Ce caractère permet de différencier l'ortie d'espèces qui lui ressemblent, comme le lamier blanc.

Les fleurs sont petites, vertes et peu visibles. Elles sont regroupées en glomérules qui forment des inflorescences. Les fleurs sont unisexuées. Le fruit est un petit akène à une seule graine, de couleur gris clair. La floraison est indiquée de juin à septembre.

L'ortie fraîche provoque une sensation de brûlure au toucher. Cela est dû à ses poils urticants. Ceux-ci se brisent facilement et libèrent leur contenu, qui provoque une irritation locale de la peau. C'est pourquoi il faut porter des gants lors de la récolte.

Où pousse l'ortie ?

Cette plante est fréquente dans les lieux marqués par l'activité humaine : près des habitations, le long des clôtures et au bord des routes. Elle préfère les sols riches en azote. On la trouve également dans les clairières et sur les berges des rivières. Elle est répandue dans l'hémisphère nord.

Ortie : bienfaits, usages traditionnels et composition des feuilles

La principale partie de la plante utilisée dans les ouvrages de phytothérapie est la feuille. Elle est décrite comme une matière première végétale multivitaminée. Pour comprendre les bienfaits attribués à l'ortie, il est important de tenir compte de sa composition et de distinguer les usages traditionnels des effets thérapeutiques démontrés.

Les feuilles contiennent notamment du carotène — 14—30 mg%, de la vitamine C — 100—200 mg%, de la vitamine K — 400 unités biologiques par 1 g, de la vitamine B2, de l'acide pantothénique, de la chlorophylle, du glycoside urticine, une petite quantité de tanins et des acides organiques.

Une autre description de la plante mentionne de l'acide gallique, de la gomme, des tanins et des substances protéiques, des sels minéraux, de l'acide formique et un glycoside.

Selon les ouvrages de phytothérapie, l'infusion de feuilles et l'extrait liquide étaient traditionnellement utilisés pour favoriser la coagulation du sang. Les descriptions rapportent également des observations faisant état d'une augmentation du taux d'hémoglobine et du nombre de globules rouges.

Ortie et saignements : comment était-elle utilisée dans la pratique traditionnelle ?

Dans les ouvrages consacrés aux plantes médicinales, l'ortie figure traditionnellement parmi les plantes utilisées pour favoriser l'arrêt des saignements. Ses préparations étaient décrites pour différents types de saignements, notamment utérins, pulmonaires, rénaux, intestinaux et hémorroïdaires. Les ouvrages mentionnent également cette plante dans les situations liées à des carences en vitamines et en cas d'anémie.

Ces informations expliquent pourquoi l'ortie est présentée dans les descriptions traditionnelles comme un remède contre les saignements. Elles ne signifient toutefois pas que cette plante convient à l'autotraitement d'un tel problème.

Il est important de garder à l'esprit qu'un saignement est un symptôme qui peut avoir différentes causes. Une évaluation médicale est nécessaire dans ces situations.

Quel est l'effet de l'ortie sur le système urinaire ?

Les ouvrages mentionnent l'utilisation de l'ortie comme diurétique. Cet effet est associé à une augmentation de l'élimination par les reins. La plante entre dans la composition de mélanges traditionnels destinés à soutenir le système urinaire. En cas de maladie rénale, son utilisation exige de la prudence et l'avis d'un médecin.

Quels autres bienfaits médicinaux de l'ortie sont décrits dans les ouvrages traditionnels ?

Dans les anciens ouvrages consacrés aux pratiques populaires, l'ortie est également mentionnée pour les maladies du foie, les cholécystites, l'athérosclérose et certaines affections du tube digestif. Ces indications relèvent des usages traditionnels de la plante. Elles ne remplacent ni un diagnostic ni un traitement modernes.

En usage externe, les infusions et d'autres préparations étaient décrites dans les pratiques populaires pour les soins de la peau et des cheveux. La chlorophylle, un pigment végétal, est également extraite de la plante. Elle est utilisée dans les industries alimentaire, parfumerie et pharmaceutique.

Peut-on manger de l'ortie ?

L'ortie n'est pas seulement une plante médicinale. Ses jeunes pousses et ses feuilles sont utilisées comme légumes-feuilles. Les ouvrages décrivent leur emploi dans les soupes de légumes et les salades.

Avant de les consommer fraîches, on peut ébouillanter les feuilles. Ce traitement réduit leur pouvoir urticant. Ce sont surtout les jeunes parties de la plante qui sont utilisées en cuisine.

Comment utiliser l'ortie : les formes décrites dans les ouvrages de phytothérapie

Les ouvrages décrivent différentes formes de préparation : plante fraîche, feuilles séchées, poudre de feuilles, infusion, décoction, jus frais et extrait liquide.

Pour préparer une infusion, on utilise des feuilles séchées. Une description de phytothérapie consacrée à Urtica dioica présente une méthode d'extraction à froid : 1 cuillère à soupe de plante, si possible fraîche.

Dans son livre, le docteur propose également une recette de tisane à base d'ortie. Elle contient les plantes suivantes : prêle des champs — 15 g, ortie, de préférence récoltée au printemps — 10 g, renouée des oiseaux — 8 g, millepertuis — 6 g.

Une pincée de plantes broyées est infusée dans une tasse d'eau chaude pendant 10 minutes, puis filtrée. Le résidu de plantes est ensuite recouvert de 2 tasses d'eau chaude. Cette recette relève des descriptions de pratiques végétales alternatives. Elle ne doit pas être considérée comme une méthode universelle pour traiter les maladies.

Quelles formes d'ortie trouve-t-on dans les ouvrages de phytothérapie ?

Outre l'infusion et l'extrait liquide, les descriptions traditionnelles mentionnent la teinture, le jus frais et la poudre de feuilles séchées. Ces préparations étaient utilisées seules ou intégrées à des mélanges de plantes.

Les anciens ouvrages décrivent également l'utilisation des jeunes pousses et des feuilles dans l'alimentation, ainsi que celle des fibres des tiges pour fabriquer des tissus. Jusqu'au XVIIIe siècle, l'ortie était considérée non seulement comme une plante alimentaire et médicinale, mais aussi comme une plante textile.

Comment bien préparer une infusion d'ortie ?

Pour les préparations médicinales, on utilise les feuilles d'ortie, appelées Folium Urticae. Elles sont récoltées pendant la floraison. Pour préparer une infusion, il est important d'utiliser des feuilles correctement préparées et de respecter les méthodes indiquées. Il ne faut pas augmenter soi-même la quantité de plante. Les matières premières végétales contiennent des substances actives. Avant le flétrissement, l'ortie fraîche conserve son pouvoir urticant. Celui-ci diminue après le flétrissement. C'est pourquoi, lors de la récolte, on peut d'abord faucher la plante, puis en séparer les feuilles.

Comment récolter et conserver l'ortie ?

Les feuilles destinées à un usage médicinal sont récoltées pendant la floraison. Lors de la récolte, on essaie d'éviter de ramasser trop de tiges. Les feuilles peuvent être détachées à la main en portant des gants. Une autre méthode consiste à faucher la plante, puis à séparer les feuilles après le flétrissement, lorsqu'elles ont perdu leur pouvoir urticant.

L'ortie se sèche à l'ombre. Pour les matières premières destinées à un usage médicinal, le taux d'humidité autorisé est indiqué comme ne devant pas dépasser 14 %. Lors de la récolte, il est important de distinguer l'ortie des plantes qui lui ressemblent. L'ortie brûlante présente des feuilles différentes, tandis que le lamier blanc se distingue par ses poils plus doux.

Il est recommandé de conserver les feuilles séchées dans des paniers ou des sacs en tissu ou en papier.

Comment distinguer l'ortie des espèces qui lui ressemblent ?

L'ortie brûlante (Urtica urens) peut pousser dans les mêmes endroits que l'ortie dioïque. Elle s'en distingue par son cycle de vie annuel et ses feuilles ovales plus petites, dont les bords présentent des dents droites, émoussées et profondément découpées.

Chez l'ortie dioïque, les feuilles sont vert foncé et portent des poils grossiers blanchâtres bien visibles, appliqués contre le limbe. Le lamier blanc, ou ortie blanche (Lamium album), possède des feuilles vertes ou vert clair couvertes de poils fins et doux. Il n'appartient pas au genre Urtica.

Comment trouver de l'ortie à l'étranger

À l'étranger, on recherche généralement l'ortie dioïque sous son nom local plutôt que sous son nom russe :

On trouve différentes formes dans le commerce :

Où chercher :

Sur l'emballage, vérifiez la mention *Urtica dioica* et la partie de la plante utilisée : feuilles/parties aériennes (Blätter/Kraut ; feuille/partie aérienne) ou racine (Wurzel ; racine). Aux États-Unis, les compléments alimentaires ne font pas l'objet d'une approbation préalable de la FDA avant leur mise en vente.

Ortie : contre-indications, bienfaits et risques possibles

L'ortie ne doit pas être utilisée en cas d'allergie à cette plante. Bien que ses bienfaits soient décrits dans la tradition, son utilisation comporte des limites. Il est important de tenir compte des éventuels effets indésirables et interactions médicamenteuses avant d'utiliser des préparations à base d'ortie.

Au contact de la peau, l'ortie fraîche peut provoquer une sensation de brûlure et une irritation. Des démangeaisons, des rougeurs, des éruptions cutanées et de l'urticaire sont possibles. Après la prise de préparations par voie orale, des nausées, des douleurs ou gênes abdominales, des vomissements et des diarrhées ont été rapportés.

Les données actuelles ne permettent pas de confirmer suffisamment la sécurité de l'utilisation médicinale de l'ortie pendant la grossesse et l'allaitement. La prudence est donc nécessaire durant ces périodes. Les préparations ne sont pas recommandées aux enfants de moins de 12 ans.

En cas de maladie rénale, de diabète, d'hypertension artérielle ou de troubles de la coagulation, il faut consulter un médecin avant toute utilisation. Un avis médical est également nécessaire lorsqu'une restriction de l'apport en liquides est requise.

La prudence s'impose en cas d'association avec des médicaments. Des effets supplémentaires sont possibles en cas d'utilisation simultanée de diurétiques et de médicaments destinés à réduire la pression artérielle. Les associations avec l'insuline, les antidiabétiques oraux, le lithium et la warfarine nécessitent une évaluation médicale.

Les tanins de l'ortie peuvent réduire l'efficacité des préparations à base de fer lorsqu'ils sont pris en même temps.

Quand consulter un médecin

L'ortie est une plante médicinale, mais son utilisation ne remplace pas les soins médicaux. Il faut consulter un médecin en cas de saignement inexpliqué ou persistant, en particulier s'il survient pour la première fois ou s'accompagne d'une dégradation de l'état général. Un avis médical est nécessaire en cas de maladie chronique, de prise régulière de médicaments, de grossesse ou d'allaitement.

En cas de réaction allergique importante, de gonflement, d'urticaire généralisée ou de difficultés respiratoires, une aide médicale urgente est nécessaire. Les préparations médicinales à base d'ortie ne doivent pas être données aux enfants sans l'accord d'un médecin. Si un traitement a été prescrit par un médecin, l'utilisation de plantes ne justifie pas de modifier soi-même ce traitement.

NOTE DE LA RÉDACTION
Cet article a été préparé à partir d'ouvrages de phytothérapie et de descriptions traditionnelles des plantes médicinales. Ce contenu ne remplace pas une consultation médicale.

Questions fréquentes

Quels sont les bienfaits de cette plante ?

Dans les ouvrages de phytothérapie, l'ortie est décrite comme une plante multivitaminée traditionnellement utilisée pour favoriser l'arrêt des saignements. Ses feuilles contiennent du carotène, des vitamines C, B2 et K, de la chlorophylle et d'autres substances.

Quelles sont les contre-indications ?

La prudence est nécessaire en cas d'allergie, de grossesse, d'allaitement, de maladie rénale, de diabète, d'hypertension artérielle et de troubles de la coagulation.

Comment bien préparer une infusion ?

Pour Urtica dioica, une méthode d'extraction à froid est décrite : 1 cuillère à soupe de plante, si possible fraîche.

Sous quelles formes l'ortie est-elle utilisée ?

Les ouvrages décrivent l'infusion, la décoction, le jus frais, la poudre de feuilles et l'extrait liquide.

Pour quels usages traditionnels l'ortie est-elle employée ?

Dans les ouvrages consacrés aux plantes médicinales, elle était traditionnellement utilisée comme plante vitaminée, diurétique et favorisant l'arrêt des saignements.

Quand faut-il la récolter ?

Les feuilles se récoltent pendant la floraison. On peut faucher la plante, puis séparer les feuilles après leur flétrissement.

Comment bien la faire sécher ?

Les feuilles se sèchent à l'ombre. Lors de la récolte, il faut porter des gants tant que la plante fraîche conserve son pouvoir urticant.

Peut-on en boire pendant la grossesse ?

L'utilisation médicinale de l'ortie pendant la grossesse nécessite de la prudence, car les données sur sa sécurité sont insuffisantes.

Peut-on utiliser l'ortie en cas d'allergie ?

En cas d'allergie à l'ortie elle-même, il ne faut pas l'utiliser. Le contact avec la plante fraîche peut provoquer des brûlures, des démangeaisons, des rougeurs, des éruptions cutanées et de l'urticaire. En cas de réaction importante, de gonflement ou de difficultés respiratoires, une aide médicale urgente est nécessaire.

Que soigne l'ortie ?

Dans les ouvrages traditionnels, l'ortie est décrite comme une plante multivitaminée, diurétique et favorisant l'arrêt des saignements. Ces informations ne signifient pas qu'elle soigne une maladie précise ni qu'elle peut remplacer un diagnostic ou un traitement prescrit par un médecin.

Dr Boris Wydoff

Boris Wydoff — docteur en naturopathie, Ph.D. Depuis plus de cinquante ans, j'aide les gens à retrouver la santé par l'alimentation, la purification et la force de l'esprit — en Europe, en Amérique et en Asie. À propos de l'auteur →

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