Douleurs liées au cancer : méthodes pour les soulager

Les douleurs liées au cancer peuvent être atténuées grâce à des médicaments antidouleur adaptés et à des méthodes complémentaires de soutien. Il est important de déterminer la nature des sensations désagréables, d’évaluer leur intensité et de choisir un traitement approprié avec le professionnel de santé qui vous suit. Si la douleur apparaît soudainement, procédez étape par étape :
1. Notez l’heure du début de la crise. Indiquez où vous avez mal, comment vous ressentez la douleur et ce qui s’est passé avant son apparition.
2. Évaluez son intensité. Utilisez une échelle de 0 à 10, où 0 signifie aucune douleur et 10 la douleur la plus forte que vous puissiez imaginer.
3. Prenez l’antidouleur qui vous a déjà été prescrit, en respectant votre traitement personnalisé. N’augmentez pas la dose et ne remplacez pas le médicament de votre propre initiative.
4. Installez-vous confortablement. Limitez les efforts physiques, créez un environnement calme et essayez de respirer lentement avec le ventre.
5. Notez le résultat. Indiquez dans quelle mesure la douleur a diminué après la prise du médicament et combien de temps il a fallu pour ressentir un soulagement.
Si la crise est inhabituelle, si la douleur s’intensifie rapidement ou si elle s’accompagne de symptômes inquiétants, demandez une aide médicale. Si le médicament prescrit ne soulage pas suffisamment, informez votre oncologue. Le traitement antidouleur peut être ajusté pour vous aider à mieux supporter les soins et à conserver vos activités habituelles.
Pourquoi le cancer provoque-t-il des douleurs ?
Une maladie cancéreuse ne s’accompagne pas toujours de douleurs. Certaines personnes suivent leur traitement pratiquement sans douleur, tandis que d’autres doivent faire face à un inconfort permanent ou intermittent. Cela dépend beaucoup de l’emplacement de la tumeur, de son effet sur les tissus environnants et des particularités du traitement suivi.
Les médecins distinguent plusieurs causes principales. La tumeur peut exercer une pression sur les terminaisons nerveuses et d’autres structures de l’organisme. Des douleurs peuvent également apparaître à la suite de lésions tissulaires ou de certaines interventions médicales.
Le traitement anticancéreux lui-même constitue une autre cause possible. Après une opération, les tissus de la zone opérée peuvent être douloureux. Certains médicaments provoquent des lésions des muqueuses, des réactions cutanées et une neuropathie périphérique, c’est-à-dire un trouble du fonctionnement des nerfs qui peut s’accompagner de sensations désagréables.
Ainsi, la douleur ne signifie pas toujours que la maladie progresse. Elle peut parfois être liée aux conséquences du traitement, ou avoir une tout autre origine. Seul un médecin peut faire le point après un examen et les investigations nécessaires.
Un diagnostic de cancer ne signifie pas que la personne devra forcément souffrir intensément. Les méthodes modernes de soulagement de la douleur permettent à de nombreux patients de réduire leur inconfort et d'améliorer leur quotidien.
Quels types de douleurs le cancer provoque-t-il et à quoi ressemblent-elles ?
Les sensations douloureuses varient considérablement d'une personne à l'autre. L'une décrit une pesanteur sourde, une autre une brûlure, des décharges électriques ou des crises aiguës. La nature de la douleur compte, mais aussi sa durée, son intensité et sa localisation.
Les médecins distinguent généralement plusieurs types de douleurs.
- Douleur aiguë. Elle apparaît soudainement, peut être assez intense et est souvent liée à un événement précis, comme une opération ou une lésion des tissus.
- Douleur chronique. Elle persiste longtemps, parfois en permanence, parfois avec des périodes de répit.
- Douleur paroxystique (ou accès douloureux paroxystiques). Il s'agit d'une crise soudaine et intense qui survient même lorsque des antidouleurs sont pris régulièrement.
- Douleur neuropathique. Elle est liée à une lésion ou à un dysfonctionnement des nerfs. Elle peut se manifester par des brûlures, des picotements, des engourdissements ou des décharges électriques.
À quoi ressemblent les douleurs liées au cancer ? Il n'existe pas de sensation caractéristique unique. Par exemple, en cas d'atteinte osseuse, la personne peut se plaindre d'une douleur profonde et lancinante, tandis qu'une atteinte des nerfs peut provoquer des brûlures et des décharges électriques.
Dans les cancers de l'intestin, la douleur peut parfois s'accompagner de spasmes, de ballonnements et de changements dans les selles. En cas de cancer du sein, un inconfort peut apparaître dans la poitrine ou au niveau des aisselles. Dans le cancer de l'estomac, les sensations désagréables peuvent se situer dans la partie supérieure de l'abdomen.
Une atteinte des poumons peut provoquer des douleurs thoraciques et une gêne lors de la respiration. Dans le cancer du pancréas, la douleur est parfois ressentie dans la partie supérieure de l'abdomen et peut irradier dans le dos.
Les maux de tête liés au cancer peuvent également avoir différentes causes. Ils peuvent être associés au traitement, à la déshydratation, à d'autres maladies ou à une atteinte du système nerveux. Tout mal de tête nouveau, inhabituel ou qui s'intensifie doit être signalé au professionnel de santé qui vous suit.
La nature et la localisation de la douleur aident le médecin à comprendre la situation, mais ne suffisent pas, à elles seules, à en déterminer la cause.
Qu'est-ce qui aide réellement à soulager la douleur ?
L'objectif principal est de choisir un traitement antidouleur adapté à la cause et à l'intensité des sensations désagréables. Il n'existe pas de médicament universel qui convienne à tous les patients. Le médecin tient compte du diagnostic, du traitement en cours, des maladies associées et des médicaments déjà pris.
Pour les douleurs liées au cancer, on peut appliquer une approche par paliers, connue grâce aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé. Elle consiste à adapter progressivement le traitement antidouleur en fonction de l'intensité de la douleur.
En cas de douleur légère, des antalgiques non opioïdes peuvent être utilisés. Si leur effet est insuffisant, le médecin envisage d'autres possibilités, notamment l'association de médicaments appartenant à différentes catégories. Pour les douleurs modérées ou intenses, des antalgiques opioïdes peuvent être prescrits. En cas de syndrome douloureux sévère, le médecin choisit des opioïdes puissants et des traitements complémentaires en fonction de la situation individuelle.
Le choix du médicament n'est pas le seul élément important : le rythme des prises compte également. En cas de douleur permanente, le traitement antidouleur est généralement organisé selon un horaire régulier, afin de ne pas attendre le retour de sensations très pénibles. Pour les accès douloureux paroxystiques, le médecin peut prévoir un médicament supplémentaire à prendre en cas de besoin.
Ne sautez pas les prises prescrites. Après avoir utilisé un médicament, évaluez la douleur sur une échelle de 0 à 10 et notez le moment où le soulagement apparaît. Si la douleur ne diminue pas dans le délai d'action prévu pour le médicament concerné, continue de s'intensifier ou revient rapidement, contactez votre équipe médicale. Ne prenez pas de dose supplémentaire sans prescription prévue à cet effet.
En complément des médicaments, il existe des moyens de soutien.
Exercices de respiration. Asseyez-vous ou allongez-vous confortablement et posez une main sur votre ventre. Inspirez lentement par le nez en laissant votre ventre se soulever, puis expirez tranquillement par la bouche. Continuez pendant quelques minutes, sans retenir votre souffle ni chercher à inspirer trop profondément. Cette pratique aide à se détendre et à réduire les tensions pendant une crise.
Soutien psychologique et relaxation. L'anxiété, la tension et la peur peuvent accentuer la perception subjective de la douleur. Des exercices de respiration calme, la méditation et un accompagnement psychologique aident à mieux faire face à la charge émotionnelle.
Acupuncture. Dans certains cas, cette méthode est utilisée en complément pour réduire l'inconfort. Il faut auparavant demander l'accord de l'oncologue, en particulier en cas de troubles de la coagulation ou de diminution du nombre de cellules sanguines.
Détourner son attention. Écouter de la musique, lire un livre intéressant, regarder un film ou discuter avec ses proches peut aider à se concentrer sur autre chose que les sensations désagréables. Cela ne supprime pas la cause de la douleur, mais peut la rendre plus supportable.
Maintenir une activité adaptée à ses capacités. Si votre état le permet, des promenades tranquilles et une petite activité quotidienne aident à conserver un rythme de vie habituel. Adaptez vos efforts à votre état de santé.
Il est utile de tenir un journal de la douleur. Prévoyez plusieurs rubriques dans un carnet :
- date et heure d'apparition des sensations désagréables ;
- endroit où vous avez mal ;
- nature de la douleur : lancinante, brûlante, aiguë, en décharge ;
- intensité sur une échelle de 0 à 10 ;
- durée de la crise ;
- nom du médicament prescrit et heure de la prise ;
- résultat du traitement antidouleur et éventuels effets secondaires.
Remplissez ce journal lorsque la douleur apparaît et après la prise du médicament. Montrez vos notes au médecin lors de la consultation. Elles permettent de mieux évaluer l'efficacité du traitement, de repérer les crises récurrentes et de déterminer s'il faut modifier le traitement antidouleur.
Comment l'alimentation et les habitudes quotidiennes influencent-elles le bien-être ?
Pendant un traitement contre le cancer, l'organisme subit une charge supplémentaire. Les nausées, les changements du goût, l'inflammation de la muqueuse buccale et les troubles digestifs peuvent rendre l'alimentation habituelle difficile. La personne perd alors parfois l'appétit, boit moins et perd progressivement du poids.
L'alimentation ne remplace ni les médicaments antidouleur ni les traitements anticancéreux. Cependant, une alimentation équilibrée aide à préserver ses forces et à mieux supporter les soins. Il est particulièrement important d'éviter les périodes prolongées sans manger et les expériences avec des régimes très restrictifs.
Essayez de choisir des aliments que vous tolérez bien en ce moment. Si les repas habituels provoquent des nausées ou des sensations désagréables, demandez conseil à votre médecin et à un diététicien.
Votre alimentation peut comprendre :
- des légumes et des fruits, s'ils sont bien tolérés ;
- des céréales et d'autres sources habituelles de glucides ;
- des légumineuses et d'autres sources adaptées de protéines végétales ;
- des aliments qui apportent à l'organisme l'énergie et les nutriments nécessaires.
Si vous manquez d'appétit, ne transformez pas chaque repas en épreuve. Discutez avec votre équipe médicale des moyens de maintenir une alimentation suffisante, surtout si votre poids diminue sensiblement.
N'oubliez pas de boire suffisamment. Le manque de liquide peut dégrader votre état général, accentuer la faiblesse et favoriser la déshydratation. Si votre médecin a limité votre consommation de liquides en raison d'une maladie associée, respectez ses recommandations.
Le sommeil et le repos comptent également. En cas de douleur permanente, il peut être difficile de s'endormir, et le manque de sommeil accentue la fatigue et la tension émotionnelle. Essayez de créer une atmosphère calme avant de vous coucher et informez votre professionnel de santé si la douleur perturbe régulièrement votre sommeil.
Mes conseils : mon point de vue sur l'accompagnement en cas de cancer
Je suis le docteur Boris Wydoff et, depuis plus de cinquante ans, je m'intéresse aux questions de rétablissement naturel de la santé. Dans mon livre « La victoire sur le cancer », je considère l'organisme comme un système unique, et non comme un ensemble d'organes indépendants. Mes observations concernant l'accompagnement des personnes atteintes de maladies graves portent avant tout sur leur état général, leur équilibre émotionnel et l'attention portée à leurs besoins individuels.
Premièrement, ne considérez pas la douleur indépendamment de l'état général de l'organisme. Dans mes livres, j'écris : « Il faut soigner la personne, et non le symptôme de la maladie. » J'établis un lien entre le bien-être, le fonctionnement des différents organes et systèmes, l'alimentation et l'état général de l'organisme. C'est pourquoi je considère qu'il est important d'examiner chaque situation individuellement, plutôt que de chercher un remède unique pour toutes les manifestations de la maladie. En cas de douleurs liées au cancer, cette approche signifie qu'il faut tenir compte non seulement de l'endroit où l'on a mal, mais aussi de l'état général de la personne, de son alimentation, de son sommeil et de sa tolérance au traitement.
Deuxièmement, ne restez pas seul face à une maladie grave. Je le répète souvent dans mes livres : « Si vous souffrez d'une maladie grave, ne restez pas seul face à elle. » D'après mon expérience, il est important que chaque personne bénéficie d'une attention adaptée à sa situation et qu'elle n'essaie pas d'expérimenter seule des méthodes de rétablissement. En cas de douleurs liées au cancer, il est particulièrement important de signaler toute nouvelle sensation, tout changement de votre état et toute efficacité insuffisante du traitement antidouleur.
Troisièmement, accordez de l'importance à votre état émotionnel. Dans mes livres, j'évoque la force de l'esprit et la manière dont l'anxiété se répercute sur le corps. J'associe les tensions permanentes à une charge supplémentaire pour l'organisme. C'est pourquoi je considère qu'il est important de ne pas s'enfermer dans la peur, de garder son calme et d'accepter le soutien de ses proches. Parler avec sa famille, bénéficier d'un accompagnement psychologique et pratiquer des activités apaisantes peuvent faire partie du soutien quotidien pendant le traitement.
Quatrièmement, considérez l'organisme comme un tout. Je pense qu'il ne faut pas oublier l'état général de la personne lorsqu'il s'agit d'une maladie grave. Dans mon approche naturopathique, l'alimentation, le mouvement, le repos et l'état émotionnel sont considérés comme des éléments liés entre eux. Il est donc important de prêter attention à la façon dont la personne dort, s'alimente, supporte les efforts et récupère après les interventions médicales.
Mes observations concernent le soutien du bien-être et de la qualité de vie au quotidien, et non le traitement autonome du cancer. Le traitement antidouleur, la chimiothérapie, la radiothérapie et les autres méthodes médicales restent la base de la prise en charge du cancer.
Ce qu'il ne faut pas prendre pendant une chimiothérapie sans l'accord du médecin
Certains aliments habituels et compléments naturels peuvent modifier l'action des médicaments anticancéreux. Ainsi, même un produit vendu dans un magasin d'alimentation biologique ou considéré comme un remède naturel n'est pas toujours sans danger pendant le traitement.
Soyez particulièrement prudent avec les produits et substances suivants.
Le millepertuis. Cette plante peut modifier le fonctionnement des enzymes qui participent à la transformation des médicaments. La concentration de certains médicaments anticancéreux dans l'organisme peut alors diminuer ou varier de manière imprévisible. Ne prenez pas de millepertuis sous forme de tisane, de teinture, de gélules ou d'extrait sans l'accord de votre oncologue.
Le pamplemousse et son jus. Certains composants de ce fruit interagissent avec les enzymes qui participent au métabolisme des médicaments. Pour certains traitements anticancéreux, cela peut modifier leur concentration dans l'organisme. Pendant votre traitement, demandez à votre médecin si vous pouvez consommer du pamplemousse dans le cadre de votre protocole.
Les fortes doses d'antioxydants. Les compléments contenant des doses concentrées de vitamines C et E, de bêta-carotène et d'autres substances antioxydantes ne doivent pas être pris de votre propre initiative pendant une chimiothérapie ou une radiothérapie. Certaines méthodes de traitement anticancéreux utilisent des processus de dommages oxydatifs des cellules ; des antioxydants supplémentaires peuvent donc influencer les résultats du traitement.
Les concentrés et extraits de plantes. Ils contiennent des quantités de substances actives plus importantes que les aliments ordinaires. Leurs interactions avec les médicaments peuvent être imprévisibles. Tous ces produits doivent donc faire l'objet d'une validation préalable par votre médecin.
En revanche, les légumes et les fruits consommés normalement ne sont pas automatiquement interdits. Il n'est pas nécessaire de renoncer à tous les aliments d'origine végétale sous prétexte que certains compléments peuvent interagir avec les médicaments.
La règle essentielle est la suivante : avant de prendre une plante, un complément ou de modifier votre alimentation, informez votre oncologue. N'arrêtez pas les médicaments prescrits et ne les remplacez pas par des remèdes naturels.
Quand consulter un médecin
En cas de cancer, certains symptômes nécessitent une aide médicale immédiate. Il faut être particulièrement vigilant pendant la chimiothérapie, car les défenses de l'organisme peuvent être affaiblies.
Appelez immédiatement les secours ou demandez une aide médicale d'urgence si vous présentez les symptômes suivants :
- une température de 38 °C ou plus, ou des frissons pendant une chimiothérapie : contactez immédiatement votre oncologue ou le service médical disponible 24 h/24 ;
- un essoufflement important ou une difficulté soudaine à respirer ;
- une douleur ou une sensation d'oppression dans la poitrine ;
- un gonflement d'une jambe, surtout s'il s'accompagne de douleur ;
- un évanouissement ou une perte de connaissance ;
- des palpitations importantes, surtout si votre état général se dégrade nettement ;
- du sang dans les selles ou dans les vomissements ;
- des selles noires ressemblant à du goudron ;
- des vomissements qui durent plus d'une journée ;
- une impossibilité de boire à cause des nausées ou des vomissements.
En cas de température de 38 °C ou plus, ou de frissons pendant une chimiothérapie, n'essayez pas de faire baisser la fièvre par vos propres moyens en attendant que votre état s'améliore. Contactez immédiatement votre oncologue pour recevoir des instructions sur la conduite à tenir.
Dans quels cas faut-il contacter rapidement son oncologue ?
Ne tardez pas à consulter si une nouvelle douleur apparaît alors que vous n'en aviez jamais eu auparavant. Il en va de même si des sensations douloureuses habituelles deviennent plus intenses, changent de nature ou surviennent plus fréquemment.
Informez votre médecin si le traitement antidouleur prescrit ne fait plus effet. N'augmentez pas vous-même la dose, ne la réduisez pas et n'arrêtez pas complètement le médicament. Il peut parfois être nécessaire de changer de médicament ou de choisir une méthode supplémentaire pour contrôler la douleur.
Signalez également les effets secondaires des antidouleurs. La constipation, les nausées, la somnolence et d'autres réactions désagréables peuvent nécessiter une prise en charge spécifique. Demandez aussi de l'aide lorsque la douleur vous empêche de dormir, de bouger, de manger ou d'accomplir vos activités quotidiennes habituelles. N'attendez pas qu'elle devienne insupportable.
Les maux de tête, surtout lorsqu'ils sont nouveaux et s'intensifient, nécessitent également une évaluation médicale. S'ils s'accompagnent de troubles de la vision, d'une faiblesse des membres, d'une confusion ou d'autres symptômes neurologiques soudains, une aide médicale d'urgence est nécessaire.
Le contrôle de la douleur fait pleinement partie de la prise en charge du cancer. Le patient peut discuter de son état avec l'équipe médicale et demander un traitement antidouleur mieux adapté.
Pour en savoir plus sur ma façon d'aborder ce sujet, consultez la page « Oncologie ».
NOTE DE LA RÉDACTION
Cet article a été préparé à partir des livres du docteur Boris Wydoff et de documents médicaux de référence sur les douleurs, les traitements anticancéreux et leurs effets secondaires. Il est fourni à titre informatif et ne constitue pas une raison de modifier soi-même un traitement prescrit.
Informations médicales : NCI (Institut national du cancer des États-Unis), NHS (Service national de santé du Royaume-Uni).
Questions fréquentes
Est-ce qu'on peut avoir mal tous les jours quand on a un cancer ?
Non, certaines personnes ressentent des douleurs de temps en temps, d'autres en souffrent pendant une longue période, et certains patients n'en éprouvent pas du tout. Cela dépend de la maladie, de sa localisation, de ses effets sur les tissus environnants et du traitement suivi.
Quels antidouleurs sont efficaces contre le cancer ?
Pour choisir un traitement antidouleur, les médecins peuvent appliquer l'approche par paliers de l'OMS. En cas de douleur légère, ils peuvent commencer par des antalgiques non opioïdes. Si leur effet est insuffisant, ils peuvent passer à d'autres médicaments et, en cas de douleur modérée ou intense, prescrire des antalgiques opioïdes, y compris des opioïdes puissants. Lorsque la douleur est permanente, les médicaments sont généralement pris selon un horaire régulier. Pour les accès douloureux soudains, le médecin peut prévoir un médicament supplémentaire. Les médicaments et les doses sont toujours choisis individuellement.
Pourquoi a-t-on mal partout quand on a un cancer ?
La douleur peut être provoquée par les effets de la tumeur sur les tissus et les nerfs, par les effets secondaires du traitement ou par d'autres maladies. Notez les parties du corps qui vous font mal, le moment où les sensations apparaissent et leur intensité sur une échelle de 0 à 10, puis transmettez ces informations à votre médecin.
La douleur peut-elle persister après le début du traitement contre le cancer ?
Oui, les douleurs peuvent parfois persister pendant le traitement ou apparaître à la suite de ses effets secondaires. Par exemple, après une opération, les tissus de la zone opérée peuvent être douloureux, et certains médicaments peuvent provoquer une neuropathie. Le médecin évaluera la cause possible et adaptera le traitement antidouleur si nécessaire.
Que faire si les comprimés contre la douleur ne font plus effet ?
Notez l'heure de la prise du médicament, l'intensité de la douleur avant la prise et le résultat obtenu ensuite. Contactez votre oncologue pour évaluer l'efficacité du médicament et adapter le traitement. N'augmentez pas la dose et ne prenez pas d'autres médicaments de votre propre initiative.
Pourquoi ressent-on des brûlures et des picotements dans les jambes quand on a un cancer ?
Ces sensations peuvent accompagner une neuropathie, c'est-à-dire un trouble du fonctionnement des nerfs périphériques. Elle apparaît parfois comme un effet secondaire du traitement anticancéreux. Indiquez à votre médecin quand les brûlures et les picotements ont commencé, s'ils s'étendent et s'ils s'accompagnent d'engourdissements.
Faut-il supporter la douleur quand on a un cancer ?
Non, il n'est pas nécessaire de supporter la douleur sans rien faire. Notez son intensité, sa durée et l'effet des médicaments prescrits afin que votre médecin puisse évaluer l'efficacité du traitement antidouleur. Plus vous décrivez précisément les crises, plus il sera facile de choisir un traitement adapté.
Pour aller plus loin — les supports du Dr Wydoff
Victoire sur le cancer (en russe) →La victoire sur le cancer (livre numérique, en russe) →Ou commencez par le guide gratuit « 7 étapes pour purifier le corps » →
