# La sanguisorbe officinale : propriétés bénéfiques

> La sanguisorbe officinale : propriétés bénéfiques, utilisation de la racine, récolte, préparation de l'infusion et précautions importantes.

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- Author: Dr Boris Wydoff — https://celitel.online/fr/about/
- Published: 2026-09-30
- Language: fr

La sanguisorbe officinale est une plante vivace aux inflorescences pourpre foncé et au rhizome avec des racines utilisées comme matière première médicinale. Selon les ouvrages de phytothérapie, la plante est traditionnellement utilisée comme remède astringent et hémostatique. La littérature de référence décrit également son utilisation dans certains troubles gastro-intestinaux.

## À quoi ressemble la sanguisorbe et où pousse-t-elle ?

La sanguisorbe officinale (*Sanguisorba officinalis* L.) est une plante herbacée vivace de la famille des Rosacées. Sa tige est dressée et peu ramifiée. Elle atteint généralement de 20 à 100 cm de hauteur.

Sous terre, la plante possède un gros rhizome horizontal. Des racines fines et fibreuses en partent. Ce sont précisément les rhizomes et les racines qui sont considérés comme la principale partie de la plante utilisée à des fins médicinales.

Les feuilles basales de la sanguisorbe sont grandes, à long pétiole, imparipennées. Les folioles présentent des dents pointues sur les bords. Les fleurs sont très petites et réunies en inflorescences ovales compactes de couleur pourpre foncé.

Dans le langage populaire, la sanguisorbe était appelée « tête rouge ». Ce nom est lié à ses inflorescences compactes rouge foncé. Le nom latin Sanguisorba est traduit par « absorber le sang ». Ce nom est également associé au nom russe de la plante.

La sanguisorbe pousse dans les prairies inondables, les steppes à végétation variée, les clairières forestières et parmi les buissons. C'est une plante de la zone forestière et de la zone de transition forêt-steppe. Elle est répandue dans l'Oural, en Sibérie et en Extrême-Orient. Dans la partie européenne, elle est moins fréquente.

La floraison de la plante a généralement lieu en été. Les inflorescences pourpre foncé sont bien visibles parmi les herbes.

### Histoire de l'utilisation de la sanguisorbe

La sanguisorbe possède une longue histoire d'utilisation dans la médecine populaire. Selon l'un des ouvrages de référence, en Russie ancienne ses racines et son herbe étaient utilisées en cas de saignements et de maladies du tractus gastro-intestinal. Dans les anciens livres médicaux russes, la plante était mentionnée sous le nom de « yeux de chouette » et on lui attribuait non seulement des propriétés médicinales, mais aussi des propriétés magiques.

Plus tard, l'intérêt pour la sanguisorbe est également passé à la médecine officielle. L'extrait de rhizomes et de racines a été inclus dans la Pharmacopée d'État IX en 1961. La littérature de référence décrit également l'utilisation de la plante pendant la Grande Guerre patriotique, lorsqu'elle a été étudiée et utilisée sous forme d'extrait contre les entérocolites.

À partir du rhizome, on préparait le sanalbine — une poudre brun clair considérée comme un substitut du tanalbine importé. Dans les ouvrages de référence, son utilisation est associée aux maladies intestinales ainsi qu'à certains problèmes de la cavité buccale.

## Propriétés bénéfiques de la racine de sanguisorbe officinale

Les racines et les rhizomes constituent la principale matière première médicinale de la sanguisorbe. Ils contiennent des tanins. Selon les ouvrages de référence, leur quantité dans les rhizomes est d'environ 12–13 %, dans les racines de 16–17 %, et dans certains épaississements elle peut atteindre 23 %.

La composition des racines mentionne également les acides gallique, ellagique et oxalique. La plante contient des saponines, notamment la sanguisorbine et la poterine, des pigments, de l'oxalate de calcium, de la vitamine C, du carotène et des stérols.

D'autres ouvrages indiquent la présence de tanins, d'acides gallique et ellagique, de saponines, de substances colorantes, d'huile essentielle et d'amidon.

### Que contiennent encore les racines ?

La teneur en saponines dans les racines peut atteindre 4 % selon l'un des ouvrages de référence. Parmi elles, la sanguisorbine et la poterine sont citées séparément. De plus, des substances colorantes et de l'huile essentielle ont été découvertes dans les parties souterraines de la plante.

Ces informations permettent de comprendre pourquoi les rhizomes avec les racines sont considérés comme la matière première médicinale. Leur composition diffère nettement de celle de la partie aérienne ordinaire de la plante, et les propriétés pharmacologiques décrites dans les ouvrages sont principalement associées à la matière première souterraine.

Cette composition est surtout associée aux propriétés astringentes de la plante. Selon les ouvrages de phytothérapie, la sanguisorbe est décrite comme une plante ayant une action hémostatique, astringente, anti-inflammatoire et analgésique.

La littérature de référence décrit également l'influence des préparations de la plante sur le péristaltisme intestinal, le rétrécissement des vaisseaux et la contraction des muscles de l'utérus. C'est pourquoi l'utilisation de la sanguisorbe pendant la grossesse doit faire l'objet d'une prudence particulière.

Je considère ces informations comme une description de l'utilisation traditionnelle et de référence de la plante. Elles ne constituent pas une promesse de résultat précis pour chaque personne.

## Pourquoi utilise-t-on cette plante ?

La sanguisorbe est surtout connue pour ses propriétés astringentes. En pratique médicale, l'utilisation de la décoction, de l'extrait liquide et des préparations contenant un extrait sec de la plante est décrite. Selon les ouvrages de phytothérapie, les préparations de sanguisorbe sont utilisées comme remède astringent et hémostatique. Les rhizomes sont également décrits dans certains troubles gastro-intestinaux.

La littérature de référence mentionne l'utilisation des préparations de la plante dans les entérocolites et les diarrhées d'origines diverses. Elle décrit également l'utilisation de la décoction ou de l'extrait liquide pour les gargarismes et les rinçages de la cavité buccale dans certains états inflammatoires des muqueuses.

### Quelles formes médicinales sont décrites dans les ouvrages ?

Pour la sanguisorbe, on décrit non seulement la décoction habituelle, mais aussi l'extrait liquide, la teinture et les préparations contenant un extrait sec. Les rhizomes entraient également dans la composition de mélanges astringents pour l'estomac avec d'autres plantes.

L'un des ouvrages de référence donne une variante de décoction à partir des rhizomes : 20 g de matière première pour 200 ml d'eau. Le mélange est porté à ébullition pendant 20 minutes, puis pris à raison d'une cuillère à soupe une demi-heure avant les repas, 2–3 fois par jour. Il s'agit d'une indication de référence et non d'une prescription individuelle.

L'utilisation externe des extraits est également décrite pour des compresses en cas d'ecchymoses, des applications en cas de dermatites et des bains de siège en cas d'hémorroïdes externes. Ces usages correspondent à des applications historiques décrites de la plante et ne doivent pas remplacer le diagnostic de la cause des symptômes cutanés ou autres.

Dans la pratique populaire, l'herbe de sanguisorbe était également utilisée séparément. Par exemple, l'utilisation de l'herbe broyée en cas de contusions et d'ecchymoses est décrite. Pour cela, 3–4 cuillères d'herbe broyée étaient enveloppées dans une gaze, plongées dans de l'eau bouillante, essorées puis appliquées sur la zone concernée.

Dans la médecine populaire, la décoction de l'herbe était également utilisée pour les rinçages en cas de douleurs dentaires et de problèmes de gencives. Cependant, tout symptôme durable ou marqué nécessite l'avis d'un spécialiste.

## Comment préparer correctement une infusion de sanguisorbe ?

Les ouvrages de référence décrivent une décoction de rhizomes de sanguisorbe. Pour sa préparation, on utilise 10,0 g de matière première. Cette décoction est prise à raison d'une cuillère à soupe 3–4 fois par jour. Ce schéma est présenté dans la littérature de référence comme une des variantes d'utilisation des rhizomes de sanguisorbe. Le dosage des matières premières végétales ne doit pas être considéré comme une prescription individuelle.

Les ouvrages décrivent également un mélange comprenant des rhizomes de potentille dressée — 25,0 g, des rhizomes de sanguisorbe — 25,0 g et de l'herbe de bourse-à-pasteur — 50,0 g. La décoction de ce mélange est prise à raison d'un demi-verre 20–30 minutes avant les repas, 3–4 fois par jour.

Avant d'utiliser ces schémas, il est important de tenir compte de l'état de santé de la personne, des autres médicaments pris et des recommandations du médecin.

## Peut-on utiliser la sanguisorbe pour les gargarismes ?

Les ouvrages de référence décrivent l'utilisation de la décoction et de l'extrait liquide de sanguisorbe pour les gargarismes de la gorge et de la cavité buccale. Cette utilisation est associée aux propriétés astringentes et anti-inflammatoires de la plante. La littérature de référence mentionne également les états inflammatoires de la muqueuse buccale, notamment la gingivite et la stomatite. Je ne remplacerais pas un examen médical par ces gargarismes si la douleur, l'inflammation ou d'autres symptômes désagréables persistent. La cause du problème doit être déterminée par un spécialiste.

## Comment récolter et conserver la racine ?

Pour les usages médicinaux, on récolte les rhizomes avec les racines. Selon les ouvrages de phytothérapie, la récolte se fait en automne après le flétrissement de la partie aérienne de la plante.

Les rhizomes avec les racines sont déterrés, débarrassés de la terre, lavés puis coupés en morceaux de 10–15 cm de longueur. Ensuite, la matière première est séchée à l'air libre. Le séchage au soleil est également possible.

### À quoi ressemble une matière première correctement préparée ?

La matière première prête à l'emploi se compose de rhizomes entiers ou cassés bien séchés avec leurs racines. Les rhizomes doivent être épais et ligneux, tandis que les racines doivent être fines, longitudinalement ridées, avec une structure rayonnante.

Un ouvrage de référence indique également les dimensions de la matière première : la longueur des rhizomes avec les racines ne doit pas dépasser 20 cm, l'épaisseur du rhizome doit être d'au moins 2 cm et celle de la racine d'au moins 1 cm. L'odeur de la matière première séchée est absente, le goût est décrit comme astringent.

La qualité de la matière première doit répondre à certaines exigences. L'humidité ne doit pas dépasser 13 %. Les parties broyées passant à travers un tamis avec des ouvertures de 2 mm sont admises à hauteur de 5 % maximum. Les rhizomes avec racines brunis ou noircis à la cassure ne doivent pas dépasser 10 %. Les impuretés organiques sont admises à hauteur de 1 % maximum, les impuretés minérales également à hauteur de 1 % maximum.

### Comment reconnaître la sanguisorbe lors de la récolte ?

Pour l'identifier, il est important d'observer non seulement les inflorescences pourpre foncé. La sanguisorbe se caractérise par une tige dressée peu ramifiée, de grandes feuilles basales imparipennées et un rhizome horizontal épais avec des racines fines et fibreuses.

La sanguisorbe appartient aux Rosacées, même si ses petites fleurs ressemblent peu aux fleurs habituelles de la rose, du pommier ou de la potentille. L'aspect inhabituel des inflorescences peut rendre la première identification difficile.

Dans l'ouvrage de référence sur les plantes médicinales sauvages, la sanguisorbe officinale et la petite sanguisorbe sont présentées séparément. Le seul nom général « sanguisorbe » ne suffit donc pas pour identifier avec certitude l'espèce. Lors d'une récolte personnelle, il faut être certain qu'il s'agit bien de *Sanguisorba officinalis* L.

En cas de doute sur l'identification de la plante, il vaut mieux ne pas utiliser une matière première sauvage.

## Ce qu'il faut savoir sur la composition et l'action

La principale particularité de la sanguisorbe est sa teneur en tanins dans les parties souterraines de la plante. C'est précisément à ces substances que la littérature de référence associe une action astringente marquée. Historiquement, la sanguisorbe était utilisée pour ses propriétés hémostatiques. Des propriétés anti-inflammatoires et bactéricides de la plante sont également décrites.

Un des ouvrages de référence mentionne l'activité des préparations de sanguisorbe contre certains micro-organismes du groupe intestinal. Cependant, la description des propriétés de la plante dans les ouvrages ne signifie pas qu'elle puisse être utilisée à la place d'un diagnostic ou d'un traitement prescrit.

Il faut être particulièrement attentif à tout signe de saignement. Ces symptômes nécessitent d'en rechercher la cause avec un médecin.

## Comment trouver la sanguisorbe officinale à l'étranger

À l'étranger, on peut rechercher la sanguisorbe officinale sous différents noms :

- États-Unis : great burnet (parfois simplement burnet).
- Allemagne : Großer Wiesenknopf.
- France : sanguisorbe officinale ou grande pimprenelle.
- Latin : *Sanguisorba officinalis*.

Le seul mot burnet ou pimprenelle ne suffit pas pour choisir précisément l'espèce.

Aux États-Unis, on trouve de l'herbe séchée (herb, partie aérienne), des racines séchées, de la teinture de racine et des capsules avec extrait. Il faut principalement chercher dans les boutiques en ligne de plantes et de compléments. En Allemagne, on vend de l'herbe séchée, de la racine coupée et de l'Urtinktur ; on peut chercher dans les magasins d'herbes et de thés, en ligne, ainsi que demander la disponibilité dans une Apotheke. En France, on trouve en ligne de la teinture mère, de l'extrait liquide et de la racine séchée.

Avant l'achat, vérifiez l'emballage : il doit indiquer *Sanguisorba officinalis* L., ainsi que la partie de la plante : herb/Kraut, root/Wurzel/racine ou plante entière. Les règles de vente des plantes diffèrent selon les pays : par exemple, la FDA aux États-Unis n'approuve pas les compléments alimentaires avant leur mise sur le marché.

## Contre-indications et précautions de la sanguisorbe officinale

Les données modernes sur la sécurité de *Sanguisorba officinalis* chez l'être humain sont limitées. Le manque d'informations sur les effets indésirables ne signifie pas que la plante convient à tout le monde. Une des principales limites est l'allergie individuelle à la plante. En cas de réaction, il faut exclure l'utilisation de la sanguisorbe.

Il faut également tenir compte des effets décrits de la plante sur l'organisme. La littérature de référence décrit une contraction des muscles de l'utérus ; l'utilisation de la sanguisorbe pendant la grossesse demande donc une prudence particulière et un accord médical.

La sécurité d'utilisation pendant la grossesse et l'allaitement est insuffisamment étudiée. Pendant ces périodes, il ne faut pas utiliser les formes médicinales de la plante sans consulter un spécialiste. Les interactions avec des médicaments précis ne sont pas suffisamment établies. Si une personne prend régulièrement des traitements, l'association avec la sanguisorbe doit être discutée avec un médecin ou un pharmacien. Pour les enfants, la sécurité et les dosages des préparations médicinales de sanguisorbe ne sont pas établis. Ces produits ne doivent pas être donnés aux enfants sans recommandation professionnelle.

L'utilisation prolongée et les fortes doses nécessitent également de la prudence, car les données de sécurité concernant ces schémas sont insuffisantes.

## Quand consulter un médecin

En cas de saignements, de douleur forte ou inhabituelle, de fièvre élevée, de faiblesse importante ou d'aggravation rapide de l'état général, une aide médicale est nécessaire. Pendant la grossesse et l'allaitement, toute plante médicinale doit être utilisée avec l'accord d'un médecin. Si une personne prend des médicaments régulièrement ou souffre de maladies chroniques, il est important de demander conseil à un spécialiste avant d'utiliser la sanguisorbe. En cas de signes d'allergie, il faut arrêter l'utilisation de la plante et consulter un professionnel de santé.

## Note de la rédaction

Cet article a été préparé à partir d'ouvrages de phytothérapie et décrit les utilisations traditionnelles de la sanguisorbe officinale.  
Ce contenu ne remplace pas une consultation médicale et ne constitue pas une prescription individuelle.

## FAQ

**Q: Pourquoi utilise-t-on cette plante?**
A: Dans les ouvrages de référence, elle est décrite principalement comme une plante astringente et hémostatique, également utilisée dans certains troubles gastro-intestinaux.

**Q: Comment préparer correctement ce remède?**
A: Pour la décoction, on utilise 10,0 g de matière première et on prend une cuillère à soupe 3–4 fois par jour. Cette information ne constitue pas une prescription ; le schéma d'utilisation doit être discuté avec un médecin.

**Q: Quelles parties de la plante sont utilisées à des fins médicinales?**
A: Les rhizomes et les racines de la plante sont considérés comme la principale matière première médicinale.

**Q: À quelle période de l'année faut-il récolter cette plante?**
A: Les rhizomes avec les racines sont récoltés en automne après le flétrissement de la partie aérienne de la plante.

**Q: Quels sont les bienfaits de cette plante pour la santé?**
A: La littérature de référence décrit une action astringente, hémostatique, anti-inflammatoire et analgésique.

**Q: Cette plante présente-t-elle des contre-indications?**
A: Il faut tenir compte des allergies à la plante, du manque de données pendant la grossesse et l'allaitement, ainsi que de l'absence de dosages établis pour les enfants.

**Q: Peut-on se rincer la bouche avec une décoction de cette plante?**
A: Les ouvrages de référence décrivent l'utilisation de la décoction et de l'extrait liquide pour les rinçages de la gorge et de la cavité buccale.


_Contenu éducatif ; ne remplace pas un avis médical._
