# Grande ortie : propriétés bénéfiques et utilisation

> Grande ortie : propriétés bénéfiques, utilisation, récolte, préparation, contre-indications et précautions d’emploi.

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- Author: Dr Boris Wydoff — https://celitel.online/fr/about/
- Published: 2026-09-26
- Language: fr

La grande ortie (Urtica dioica) est une plante herbacée vivace dont les feuilles et la tige portent des poils urticants. Selon les ouvrages de phytothérapie, ses feuilles contiennent des vitamines, du carotène, de la chlorophylle, des substances minérales et d’autres composés. Dans les ouvrages consacrés aux plantes médicinales, la plante est traditionnellement décrite comme une plante vitaminée et une matière première végétale hémostatique.

## Qu’est-ce que cette plante et comment la reconnaître ?

La grande ortie appartient à la famille des orties. C’est une plante vivace à tige haute et dressée. Celle-ci n’est généralement pas ramifiée, présente une forme obtusément quadrangulaire et est couverte de poils urticants. Sous terre se trouve un rhizome rampant et ramifié.

Les feuilles de la plante sont disposées de manière opposée. Elles sont portées par des pétioles. Le limbe est ovale-cordiforme ou largement lancéolé. Sa base est cordiforme et son sommet est longuement pointu. Les bords sont fortement dentés. La surface porte des poils urticants et des poils ordinaires.

Selon les guides d’identification des plantes, les feuilles sont vert foncé. On y remarque des poils grossiers blanchâtres, appliqués contre le limbe. Ce caractère aide à distinguer la plante d’espèces ressemblantes, par exemple du lamier blanc.

Les fleurs sont petites, vertes et peu visibles. Elles sont regroupées en glomérules qui forment des inflorescences. Les fleurs sont unisexuées. Le fruit est un petit akène à une graine, de couleur gris clair. La floraison est indiquée de juin à septembre.

L’ortie fraîche provoque une sensation de brûlure au contact. Cela est dû aux poils urticants. Ils se cassent facilement et libèrent leur contenu, provoquant une irritation locale de la peau. C’est pourquoi on utilise des gants lors de la récolte.

### Où pousse la grande ortie ?

La plante se rencontre souvent dans des endroits liés à l’activité humaine : près des habitations, des clôtures et au bord des routes. Elle préfère les sols riches en azote. On la trouve également dans les clairières et sur les berges des rivières. La plante est répandue dans l’hémisphère nord.

## Grande ortie : propriétés bénéfiques, pourquoi les feuilles sont-elles intéressantes ?

La principale partie de la plante utilisée dans les ouvrages de phytothérapie est la feuille. Elle est décrite comme une matière première végétale multivitaminée.

La composition des feuilles mentionne du carotène — 14—30 mg%, de la vitamine C — 100—200 mg%, de la vitamine K — 400 unités biologiques pour 1 g, de la vitamine B2, de l’acide pantothénique, de la chlorophylle, du glycoside urticine, une petite quantité de tanins et d’acides organiques.

Une autre description de la plante mentionne de l’acide gallique, de la gomme, des substances tanniques et protéiques, des sels minéraux, de l’acide formique et un glycoside.

Selon les ouvrages de phytothérapie, l’infusion des feuilles et l’extrait liquide étaient traditionnellement utilisés comme moyens associés à l’augmentation de la coagulation du sang. Les descriptions mentionnent également des observations concernant une augmentation de la teneur en hémoglobine et du nombre de globules rouges.

### Comment l’ortie est-elle décrite en cas de saignements ?

Dans les ouvrages consacrés aux plantes médicinales, la plante occupe traditionnellement une place parmi les plantes hémostatiques. Ses préparations étaient décrites pour différents types de saignements, notamment utérins, pulmonaires, rénaux, intestinaux et hémorroïdaires. Les ouvrages mentionnent également cette matière première végétale dans les états associés à un manque de vitamines et en cas d’anémie.

Il est important de se rappeler qu’un saignement est un symptôme et que ses causes peuvent être différentes. Dans ces situations, une évaluation médicale est nécessaire.

### Comment décrit-on l’action de l’ortie sur le système urinaire ?

Les ouvrages indiquent l’utilisation de la plante comme diurétique. Son action est associée à une augmentation de l’élimination par les reins. Elle apparaît dans des mélanges végétaux traditionnels destinés à soutenir le système urinaire. En cas de maladie rénale, l’utilisation de la plante demande de la prudence et l’avis d’un médecin.

### Autres usages traditionnels

Dans les anciennes descriptions de la pratique populaire, la plante est également mentionnée pour les maladies du foie, les cholécystites, l’athérosclérose et certaines maladies du tractus gastro-intestinal. Ces informations concernent les usages traditionnels de la plante. Elles ne remplacent ni le diagnostic ni les traitements modernes.

En usage externe, les infusions et autres formes étaient décrites dans la pratique populaire pour les soins de la peau et des cheveux. La plante permet également d’obtenir de la chlorophylle, un colorant végétal. Elle est utilisée dans les industries alimentaire, de la parfumerie et pharmaceutique.

### Peut-on utiliser l’ortie dans l’alimentation ?

L’ortie est connue non seulement comme plante médicinale. Les jeunes pousses et les feuilles sont utilisées comme légume-feuille. Les ouvrages décrivent leur utilisation dans les soupes de légumes et les salades.

Avant de les consommer, les feuilles fraîches peuvent être ébouillantées avec de l’eau bouillante. Après ce traitement, le caractère urticant diminue. Les parties jeunes de la plante sont plus souvent utilisées dans l’alimentation.

## Comment utilise-t-on la grande ortie ?

Les ouvrages décrivent différentes formes de matière première végétale : plante fraîche, feuilles séchées, poudre de feuilles, infusion, décoction, jus frais et extrait liquide.

Pour préparer une infusion, on utilise une matière première végétale séchée. Dans l’une des descriptions phytothérapeutiques, une méthode d’extraction à froid est indiquée pour la plante Urtica dioica : 1 cuillère à soupe de plante, si possible fraîche.

Dans le livre du docteur, une recette de tisane végétale avec de l’ortie est également présentée. Elle contient : prêle des champs — 15 g, ortie, de préférence récoltée au printemps — 10 g, renouée des oiseaux — 8 g, millepertuis — 6 g.

Une pincée de matière première broyée est infusée dans une tasse d’eau chaude pendant 10 minutes, puis filtrée. Le résidu égoutté du mélange est ensuite recouvert de 2 tasses d’eau chaude. Cette recette appartient aux descriptions de la pratique végétale alternative. Elle ne doit pas être considérée comme une méthode universelle pour traiter les maladies.

### Quelles formes de matière première sont mentionnées dans les ouvrages ?

En plus de l’infusion et de l’extrait liquide, les descriptions traditionnelles mentionnent la teinture, le jus frais et la poudre sèche de feuilles. Ils étaient utilisés comme formes autonomes de matière première végétale ou intégrés à des mélanges.

Les anciens ouvrages consacrés aux plantes médicinales décrivent également l’utilisation des jeunes pousses et des feuilles dans l’alimentation, ainsi que des fibres des tiges pour fabriquer du tissu. Jusqu’au XVIIIe siècle, la plante était considérée non seulement comme une plante alimentaire et médicinale, mais aussi comme une plante à fibres.

## Grande ortie : comment la préparer correctement en infusion ?

Pour la matière première médicinale, on utilise les feuilles d’ortie — Folium Urticae. Elles sont récoltées pendant la floraison de la plante. Lors de la préparation de l’infusion, il est important d’utiliser une matière première préparée et de respecter les modes de préparation indiqués. Il ne faut pas augmenter soi-même la quantité de plante. La matière première végétale contient des substances actives. L’ortie fraîche conserve son caractère urticant avant le flétrissement. Après le flétrissement, celui-ci diminue. C’est pourquoi, lors de la récolte, on peut d’abord faucher la plante, puis séparer les feuilles.

## Comment récolter et conserver l’ortie ?

Les feuilles destinées à un usage médicinal sont récoltées pendant la floraison. Lors de la récolte, on essaie d’éviter une grande quantité de tiges. Les feuilles peuvent être arrachées à la main avec des gants. Une autre méthode consiste à faucher la plante puis, après son flétrissement, à séparer les feuilles lorsqu’elles ont perdu leur caractère urticant.

L’ortie est séchée à l’ombre. Pour la matière première médicinale, une humidité maximale de 14% est indiquée. Lors de la récolte, il est important de distinguer la grande ortie des plantes ressemblantes. L’ortie brûlante présente d’autres caractéristiques foliaires, tandis que le lamier blanc se distingue par des poils plus doux.

Il est recommandé de conserver la matière première séchée dans des paniers ou dans des sacs en tissu ou en papier.

### Comment distinguer la grande ortie des espèces ressemblantes ?

L’ortie brûlante (Urtica urens) peut être présente dans les mêmes endroits que la grande ortie. Elle se distingue par son cycle de vie annuel et par ses feuilles ovales plus petites, aux dents profondément découpées, obtuses et droites.

Chez la grande ortie, les feuilles sont vert foncé et portent des poils grossiers blanchâtres bien visibles, appliqués contre le limbe. Le lamier blanc, ou fausse ortie (Lamium album), possède des feuilles vertes ou vert clair avec des poils fins et doux. Il n’appartient pas au genre Urtica.

## Comment trouver de la grande ortie à l’étranger

À l’étranger, on recherche plus souvent la grande ortie sous ses noms locaux plutôt que sous son nom russe :

- États-Unis : **stinging nettle** (également **nettle**).
- Allemagne : **Große Brennnessel** ou **Brennnessel**.
- France : **grande ortie**, **ortie dioïque** ou **ortie piquante**.
- Nom latin : *Urtica dioica*.

Différentes formes sont disponibles à la vente :

- feuilles ou partie aérienne — en vrac pour le thé, en sachets, sous forme d’extraits liquides/teintures et de capsules ;
- racine — coupée en vrac, sous forme d’extrait liquide/teinture et de capsules ;
- les graines sont parfois vendues dans des magasins spécialisés en plantes, mais il s’agit d’une forme moins courante.

Où chercher :

- États-Unis : magasins d’alimentation naturelle, magasins de plantes médicinales, boutiques en ligne ;
- Allemagne : pharmacies, y compris les pharmacies en ligne, Reformhäuser et magasins de thé ;
- France : pharmacies, herboristeries, magasins d’alimentation naturelle et boutiques en ligne.

Sur l’emballage, vérifiez la mention *Urtica dioica* et la partie de la plante : feuilles/plante aérienne (Blätter/Kraut ; feuille/partie aérienne) ou racine (Wurzel ; racine). Aux États-Unis, les compléments alimentaires ne font pas l’objet d’une autorisation préalable de la FDA avant leur commercialisation.

## Grande ortie : contre-indications et précautions

La plante ne doit pas être utilisée en cas d’allergie à celle-ci.

L’ortie fraîche peut provoquer des brûlures et une irritation au contact de la peau. Des démangeaisons, des rougeurs, des éruptions cutanées et de l’urticaire sont possibles. Lors de la prise de préparations par voie orale, des nausées, une gêne abdominale, des vomissements et des diarrhées ont été décrits.

Les données actuelles ne permettent pas de confirmer une sécurité suffisante de l’usage médicinal de la plante pendant la grossesse et l’allaitement. Durant ces périodes, la prudence est nécessaire. Les préparations ne sont pas recommandées chez les enfants de moins de 12 ans.

En cas de maladie rénale, de diabète, d’hypertension artérielle et de troubles de la coagulation, un avis médical est nécessaire avant utilisation. Un médecin doit également être consulté lorsqu’une limitation de la consommation de liquides est nécessaire.

La prudence est nécessaire en cas d’association avec des médicaments. Des effets supplémentaires sont possibles lors de l’utilisation simultanée de diurétiques et de médicaments destinés à réduire la pression artérielle. Un avis médical est nécessaire en cas d’association avec l’insuline, les médicaments hypoglycémiants oraux, le lithium et la warfarine.

Les tanins de l’ortie peuvent réduire l’action des préparations de fer lorsqu’ils sont pris simultanément.

## Quand faut-il consulter un médecin ?

L’ortie fait partie des plantes médicinales, mais son utilisation ne remplace pas les soins médicaux. Il faut consulter un médecin en cas de saignement inexpliqué ou persistant, surtout s’il apparaît pour la première fois ou s’accompagne d’une dégradation de l’état général. L’avis d’un spécialiste est nécessaire en cas de maladies chroniques, de prise régulière de médicaments, de grossesse et d’allaitement.

En cas de réaction allergique importante, de gonflement, d’urticaire généralisée ou de difficulté à respirer, une aide médicale urgente est nécessaire. Les préparations médicinales à base d’ortie ne doivent pas être données aux enfants sans l’accord d’un médecin. Si un médecin a prescrit un traitement, la matière première végétale ne constitue pas une raison pour modifier soi-même le traitement prescrit.

## Note de la rédaction

Cet article a été préparé à partir de données issues d’ouvrages de phytothérapie et de descriptions traditionnelles des plantes médicinales. Ce contenu ne remplace pas l’avis d’un médecin.

## FAQ

**Q: Quelles sont les propriétés bénéfiques de cette plante ?**
A: Dans les ouvrages, l’ortie est décrite comme une plante multivitaminée et traditionnellement hémostatique ; ses feuilles contiennent du carotène, des vitamines C, B2 et K, de la chlorophylle et d’autres substances.

**Q: Quelles sont les contre-indications ?**
A: La prudence est nécessaire en cas d’allergie, de grossesse, d’allaitement, de maladie rénale, de diabète, d’hypertension et de troubles de la coagulation.

**Q: Comment la préparer correctement en infusion ?**
A: Pour la plante Urtica dioica, une méthode d’extraction à froid est décrite : 1 cuillère à soupe de plante, si possible fraîche.

**Q: Sous quelles formes l’utilise-t-on ?**
A: Les ouvrages décrivent l’infusion, la décoction, le jus frais, la poudre de feuilles et l’extrait liquide.

**Q: Pour quels usages traditionnels est-elle utilisée ?**
A: Dans les ouvrages consacrés aux plantes médicinales, elle était traditionnellement utilisée comme matière première végétale vitaminée, diurétique et hémostatique.

**Q: Quand vaut-il mieux la récolter ?**
A: Les feuilles sont récoltées pendant la floraison. Lors de la récolte, on peut faucher la plante puis séparer les feuilles après leur flétrissement.

**Q: Comment faut-il la sécher ?**
A: Les feuilles sont séchées à l’ombre. Lors de la récolte de la plante fraîche, on utilise des gants jusqu’à ce qu’elle perde son caractère urticant.

**Q: Peut-on en prendre pendant la grossesse ?**
A: L’usage médicinal de l’ortie pendant la grossesse demande de la prudence en raison du manque de données sur sa sécurité.


_Contenu éducatif ; ne remplace pas un avis médical._
