# Souci officinal : cicatrisation et utilisation

> Découvrez les usages traditionnels du souci officinal, ses fleurs, les préparations comme l’infusion et la teinture, ainsi que les précautions.

- URL: https://celitel.online/fr/blog/kalendula-ranozazhivlyayushchee/
- Author: Dr Boris Wydoff — https://celitel.online/fr/about/
- Published: 2026-10-23
- Language: fr

Le souci officinal (*Calendula officinalis*), également appelé calendula, est une plante aux fleurs orange vif utilisée depuis longtemps en phytothérapie. Ses principales propriétés sont liées à ses effets anti-inflammatoires, cicatrisants et antispasmodiques. Les infusions, teintures et pommades sont traditionnellement utilisées pour les soins de la peau et des muqueuses, ainsi que pour certains troubles digestifs. Toutefois, le souci ne remplace pas un traitement médical adapté.

## Qu'est-ce que le souci officinal et comment le reconnaître ?

Le souci est l'une des plantes médicinales les plus reconnaissables. On le trouve dans les massifs, les jardins et les potagers. Beaucoup de personnes cultivent cette plante pour la beauté de ses fleurs, sans même penser à ses utilisations en phytothérapie.

D'un point de vue botanique, il s'agit d'une plante annuelle de la famille des astéracées, également appelées composées. Elle atteint généralement une hauteur de 30–70 cm. Le souci présente plusieurs caractéristiques distinctives :

- La tige est droite, ramifiée et couverte de poils. Par temps sec et ensoleillé, elle peut être légèrement collante.
- Les feuilles sont disposées de manière alternée. Elles sont allongées, légèrement velues et parfois munies de dents peu marquées.
- Les fleurs sont regroupées en capitules. Leur couleur va du jaune pâle à l'orange intense.
- Les fruits sont des akènes courbés. Leur forme inhabituelle a donné à la plante son nom populaire de « souci ».

Le souci fleurit de juin jusqu'aux premières gelées automnales. Dans les ouvrages européens sur les plantes médicinales, la période de floraison est le plus souvent indiquée de juin à septembre. La plante est cultivée dans de nombreux pays. Les ouvrages de référence situent son origine en Europe, dans le bassin méditerranéen et en Asie centrale. Il existe aussi une espèce proche, le souci des champs. Ses feuilles sont plus étroites, ses fleurs jaune pâle et ses capitules plus petits, généralement inférieurs à 2 cm.

Pour un usage médicinal, il est important d'identifier correctement la plante. En phytothérapie, on utilise principalement les capitules du souci officinal.

## Que contient cette plante et comment expliquer ses bienfaits ?

Lorsqu'il est question de plantes médicinales, je considère qu'il est important de s'intéresser non seulement à leurs noms populaires, mais aussi à leur composition chimique. Selon les ouvrages de référence en phytothérapie, les fleurs de souci contiennent plusieurs groupes de substances biologiquement actives.

**Les caroténoïdes.** On y trouve notamment du carotène, du lycopène, de la rubixanthine, de la violaxanthine et d'autres composés. Les variétés aux fleurs très colorées sont particulièrement riches en caroténoïdes.

**Les flavonoïdes.** Ces composés végétaux sont étudiés en pharmacologie comme l'un des éléments contribuant à l'activité biologique du souci.

**Les glycosides triterpéniques et les saponines.** Ils font partie du complexe de substances présentes dans les capitules.

**Les acides organiques.** Les ouvrages de référence mentionnent les acides malique, salicylique et pentadécylique.

Les fleurs contiennent également de l'acide ascorbique, des résines, des substances mucilagineuses et amères, des phytostérols, des cires, des matières grasses et des composants de l'huile essentielle. Cette composition explique pourquoi le souci intéresse les chercheurs qui étudient les plantes médicinales. Cependant, la présence de composés intéressants ne signifie pas que toute infusion préparée à la maison a une efficacité démontrée contre une maladie. La forme du produit, sa concentration et son mode d'utilisation sont importants.

## Quels sont les bienfaits du souci officinal pour la peau et la cicatrisation des plaies ?

L'un des usages les plus connus du souci concerne les soins de la peau abîmée. Les ouvrages pharmacologiques de référence attribuent aux préparations à base de fleurs des effets anti-inflammatoires, cicatrisants, bactéricides et antispasmodiques. Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à la réparation des tissus. Dans des conditions expérimentales, les préparations de souci ont influencé les processus de régénération. Des observations décrivent une amélioration de la formation de nouveaux tissus et de la restauration de la couche superficielle de la peau.

En revanche, l'action directe contre certaines bactéries, notamment les staphylocoques et les streptocoques, a été jugée relativement faible. Il serait donc incorrect de considérer le souci comme un substitut aux traitements prescrits contre une infection bactérienne.

Dans la pratique traditionnelle, les préparations à base de souci étaient utilisées pour les petites coupures, les plaies superficielles, les contusions et les brûlures. Les ouvrages consacrés aux plantes médicinales mentionnent également son utilisation lorsque les lésions cutanées cicatrisent lentement et pour prendre soin des cicatrices en formation. Pour un usage externe, on trouve des pommades, des teintures, des émulsions et des préparations à base de plante fraîche. Il est important de distinguer une petite lésion superficielle d'une plaie grave. En cas de blessure profonde, de suppuration ou d'inflammation importante, un examen médical est nécessaire.

## Que peut-on traiter avec cette plante en cas de gastrite et d'ulcère ?

La question « que soigne le souci officinal ? » revient souvent chez les personnes qui découvrent ses usages traditionnels. L'un des domaines mentionnés dans les ouvrages de référence est son utilisation en complément pour certains troubles digestifs.

Les ouvrages de Sokolov et Zamotaev décrivent l'utilisation du souci dans les maladies inflammatoires du système digestif. La plante est présentée comme ayant des propriétés antispasmodiques et anti-inflammatoires. Des études expérimentales décrivent également ses effets sur les muscles lisses des organes digestifs et sur leur activité sécrétoire. En médecine populaire, les infusions de fleurs étaient utilisées en cas de gastrite, de colite, d'entérocolite, d'ulcère gastrique et d'ulcère duodénal. Certains ouvrages mentionnent aussi l'association du souci avec la camomille et l'achillée millefeuille.

Cependant, un usage traditionnel ne signifie pas que cette préparation convient à tout le monde. En cas d'ulcère, il est particulièrement important d'en connaître la cause et de suivre le traitement prescrit. Une infusion de plantes ne remplace ni les examens médicaux ni les médicaments. Si vous envisagez d'utiliser le souci en cas de gastrite ou d'ulcère, faites-le uniquement en complément du traitement prescrit, après en avoir parlé à votre médecin, et n'arrêtez aucun médicament.

## Pourquoi utilise-t-on le souci en cas de maladies du foie et de la vésicule biliaire ?

Les anciens ouvrages de référence décrivent le souci comme une plante aux propriétés cholérétiques, c'est-à-dire susceptibles de stimuler la production de bile. Selon les études pharmacologiques, les préparations à base de fleurs peuvent influencer la formation et la sécrétion de la bile. Les ouvrages discutent également du rôle des caroténoïdes, des flavonoïdes, des acides organiques et de l'acide ascorbique dans les effets des préparations de souci sur le foie. En phytothérapie traditionnelle, les infusions étaient utilisées pour les maladies du foie et de la vésicule biliaire. Cet usage repose principalement sur l'expérience traditionnelle et les propriétés pharmacologiques décrites.

Cependant, les maladies du foie et des voies biliaires ont des causes différentes et nécessitent des approches adaptées. Il ne faut pas choisir un produit cholérétique uniquement parce qu'il est d'origine végétale. En cas de maladie chronique du foie ou de la vésicule biliaire, le souci ne peut être envisagé qu'en complément du traitement prescrit. Demandez conseil à votre médecin et n'arrêtez aucun médicament.

## Peut-on utiliser cette fleur en cas d'hypertension et de maladies cardiaques ?

Les ouvrages de phytothérapie contiennent des informations sur les effets du souci sur le système cardiovasculaire. Lors d'expériences sur des animaux, les préparations de cette plante ont présenté un effet hypotenseur. À fortes doses, les chercheurs ont observé des modifications de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle. Un effet apaisant des préparations sur le système nerveux central a également été décrit. Historiquement, le souci était utilisé contre l'hypertension et certaines maladies cardiovasculaires. Toutefois, les résultats expérimentaux ne peuvent pas être directement transposés à l'être humain. Ils ne permettent ni de déterminer une dose thérapeutique sûre ni de prévoir les effets d'une infusion.

Les personnes qui prennent déjà des médicaments pour le cœur ou pour contrôler leur pression artérielle doivent être particulièrement prudentes. En cas d'hypertension ou de maladie cardiaque, le souci ne peut être envisagé qu'en complément du traitement prescrit. Demandez conseil à votre médecin et n'arrêtez aucun médicament.

### Comment utiliser la plante pour la gorge et la bouche ?

Les gargarismes et les bains de bouche constituent une autre utilisation traditionnelle bien connue du souci. En médecine populaire, les préparations de cette plante étaient utilisées en cas d'inflammation de la muqueuse buccale, de maladies des gencives et d'affections de la gorge. Les ouvrages de référence mentionnent notamment l'angine, la parodontite et les saignements des gencives. Pour les rinçages, on utilisait des préparations aqueuses ou une teinture pharmaceutique diluée. Cet usage est lié aux propriétés anti-inflammatoires de la plante. Toutefois, en cas de forte douleur à la gorge, de fièvre élevée ou de difficultés à avaler, un remède végétal seul ne suffit pas.

Les rinçages peuvent être envisagés comme une mesure complémentaire. Ils ne remplacent ni le diagnostic ni le traitement de la cause de l'inflammation. En cas de maladie des gencives, il est également important de consulter un dentiste, surtout si les saignements se répètent.

## Comment préparer correctement une infusion de souci officinal ?

La question « comment préparer une infusion de souci officinal ? » revient souvent chez les personnes qui découvrent la phytothérapie. Les ouvrages de référence décrivent des infusions aqueuses de fleurs, ainsi que des teintures et des pommades vendues en pharmacie. On utilise la partie médicinale de la plante, à savoir les capitules floraux.

### Infusion de fleurs

L'ouvrage de référence de Sokolov et Zamotaev indique la proportion suivante :

- 1 cuillère à café de souci pour 1 verre d'eau.

Pour une utilisation en cas de troubles digestifs, la même source indique :

- de 1/3 à 1/2 verre par prise ;
- entre les repas.

Il s'agit d'un schéma historique de phytothérapie, et non d'une recommandation universelle pour se soigner seul. La description de référence ne précise pas toutes les conditions de préparation de cette infusion. Il ne faut donc pas modifier soi-même sa concentration ni la durée d'utilisation. En cas de maladie de l'estomac ou de l'intestin, demandez conseil à votre médecin avant d'en prendre. L'infusion ne remplace pas le traitement prescrit.

### Teinture de souci vendue en pharmacie

Les ouvrages consacrés aux plantes médicinales décrivent une teinture alcoolique de fleurs. Pour les gargarismes, la proportion suivante est indiquée :

**1 cuillère à café de teinture de souci vendue en pharmacie pour 1 verre d'eau.**

La teinture et l'infusion aqueuse sont deux préparations différentes. Leur concentration n'est pas interchangeable. La teinture alcoolique ne doit pas être utilisée pure pour rincer les muqueuses. Lors du choix d'un produit pharmaceutique, il est nécessaire de respecter la notice du produit concerné.

### Pommade au souci

L'ouvrage de Grau décrit des pommades au souci à une concentration de 10–20%. Ces préparations étaient traditionnellement utilisées en application externe pour les soins de la peau et les petites lésions. La concentration de la pommade ne détermine pas automatiquement son adéquation à toutes les plaies. Choisissez le produit en fonction de son indication et de sa notice. En présence de signes d'infection, une prise en charge médicale est nécessaire.

## Comment ces fleurs médicinales sont-elles utilisées dans les livres du Dr. Boris Wydoff ?

Dans mes livres, je considère les plantes médicinales comme un élément d'une approche plus globale de la santé. Le souci est mentionné dans plusieurs chapitres consacrés aux mélanges de plantes et aux méthodes complémentaires.

Dans mon livre « Vaincre le cancer », je décris la méthode de Rudolf Breuss, qui fait intervenir une infusion de souci. Il s'agit d'une approche historique associant des infusions de plantes à une alimentation restrictive.

Aujourd'hui, il est important de distinguer la description de cette méthode de la preuve de son efficacité. L'utilisation du souci ne constitue pas un traitement contre le cancer.

Mes livres abordent également l'utilisation externe de compresses végétales. Des compresses au souci et à la sauge sont notamment mentionnées pour les maladies de la prostate, dans le cadre de procédures complexes.

Cette description témoigne d'une pratique, mais ne confirme pas l'efficacité de cette méthode. En cas de maladie de la prostate, comme pour toute autre affection chronique, un examen médical complet est nécessaire. Je tiens à le souligner : en cas de cancer, tout remède végétal ne peut être envisagé qu'en complément du traitement prescrit. Discutez-en avec votre médecin traitant et n'arrêtez aucun médicament.

### Peut-on utiliser l'infusion dans l'alimentation ?

Le souci est connu non seulement comme plante médicinale, mais aussi comme plante comestible. Le livre de L. F. Savelyeva décrit l'utilisation de capitules frais et séchés en cuisine. On les ajoute aux soupes, aux sauces, aux salades et aux accompagnements. Les pétales servent également à colorer et à parfumer les fromages, le beurre et ses substituts. Dans la cuisine traditionnelle, on faisait bouillir les pétales dans du lait pour donner de la couleur à la pâte.

Les fleurs fraîches servaient à décorer les plats de fête. Dans différents pays, le souci est aussi cultivé pour obtenir un colorant alimentaire. Cependant, un usage alimentaire et la prise thérapeutique de préparations concentrées ne sont pas la même chose. Même si une plante est utilisée en cuisine, cela ne signifie pas que ses teintures ou ses extraits peuvent être consommés sans précautions.

## Quand récolter la plante et comment la conserver ?

Pour un usage médicinal, on récolte principalement les capitules floraux. L'ouvrage de Shamruk indique que la récolte s'effectue après l'ouverture des fleurs, lorsque les fleurs ligulées périphériques sont disposées horizontalement. La période de récolte dépend du climat et de la durée de floraison. Les différents ouvrages indiquent des périodes allant de mai à septembre, ainsi que de juillet à septembre. Le principal repère reste l'état de la plante elle-même.

Une particularité intéressante du souci est que de nouveaux capitules se forment après la récolte des fleurs. Il est donc possible d'effectuer plusieurs récoltes pendant la période de floraison.

Le souci se multiplie facilement par graines, y compris par semis spontané. C'est un avantage pour la culture à domicile. Il est possible de récolter des fleurs pendant une grande partie de la saison chaude. Les anciens ouvrages de phytothérapie décrivent aussi des méthodes inhabituelles d'utilisation des fleurs fraîches. Par exemple, ils mentionnent l'extraction du jus à partir des fleurs. Cependant, les méthodes de préparation historiques ne doivent pas être automatiquement reproduites à la maison aujourd'hui. Pour une conservation prolongée, on utilise des fleurs séchées destinées à un usage médicinal. La qualité des fleurs récoltées compte autant que l'identification correcte de la plante.

Si vous achetez du souci en pharmacie, vérifiez les conditions de conservation indiquées par le fabricant ainsi que la date de péremption.

## Comment trouver du souci officinal à l'étranger ?

Aux États-Unis et en Europe, le souci officinal est vendu sous différents noms. Pour trouver la bonne plante, vérifiez le nom latin et la partie de la plante indiquée sur l'emballage.

**Noms utilisés dans différents pays :**
- États-Unis : calendula, pot marigold, English marigold.
- Allemagne : Ringelblume ; les fleurs sont appelées Ringelblumenblüten.
- France : souci, souci officinal, calendula ; les fleurs sont appelées fleurs de souci.
- Nom latin : *Calendula officinalis L.*

**Formes de vente :**
- Fleurs séchées en vrac, entières ou coupées.
- Infusions en sachets, parfois dans des mélanges de plantes.
- Teintures et extraits liquides.
- Gélules et comprimés contenant de la poudre ou un extrait de fleurs.

**Où chercher :**
- Aux États-Unis : dans les pharmacies, les magasins d'alimentation naturelle, les boutiques de thé et les magasins en ligne.
- En Allemagne : dans les pharmacies (Apotheke), les magasins Reformhaus et les magasins de produits biologiques.
- En France : dans les pharmacies, les parapharmacies, les magasins bio et les herboristeries.

**Que vérifier sur l'emballage :**
- Le nom latin *Calendula officinalis L.* : la mention « marigold » ne suffit pas, car ce nom désigne également d'autres plantes.
- La partie de la plante : recherchez les termes flower, flos, Blüten ou fleur.
- La destination du produit : médicament, complément alimentaire ou tisane.
- La composition, l'origine et la date de péremption. Les mentions organic ou bio indiquent des normes de culture, et non une efficacité thérapeutique.

**Réglementation selon le pays :** aux États-Unis, les compléments alimentaires à base de souci ne sont pas approuvés par la FDA pour diagnostiquer, traiter ou prévenir des maladies. En Allemagne et en France, les exigences varient selon que le produit est vendu comme médicament ou comme denrée alimentaire.

## Contre-indications et précautions

Le souci officinal présente des contre-indications malgré sa longue histoire d'utilisation. Le principal risque est celui des réactions allergiques. Le souci appartient à la famille des astéracées. En cas d'hypersensibilité aux plantes de cette famille, ses préparations ne doivent pas être utilisées. Parmi ces plantes figurent la camomille, le chrysanthème, l'ambroisie, l'arnica, l'échinacée et d'autres encore. Les réactions indésirables possibles comprennent les éruptions cutanées, les démangeaisons, la dermatite de contact et l'urticaire. Dans de rares cas, des réactions allergiques graves, notamment une anaphylaxie, ont été décrites.

**Grossesse.** La prise de souci par voie orale n'est pas recommandée. Les données sur son innocuité sont insuffisantes et les études animales soulèvent des inquiétudes supplémentaires. L'utilisation externe nécessite également l'avis d'un médecin.

**Allaitement.** La sécurité de la prise par voie orale et le passage des composants dans le lait maternel sont insuffisamment étudiés. Il est préférable d'éviter son utilisation.

**Enfants.** Pour les médicaments traditionnels à base de fleurs de souci, l'Agence européenne des médicaments indique des restrictions d'âge : à partir de 6 ans pour les petites lésions et les inflammations cutanées, et à partir de 12 ans pour les inflammations de la bouche et de la gorge. Pour les enfants plus jeunes, la décision doit être prise par un médecin.

**Prise de médicaments.** Les interactions cliniques bien établies sont peu nombreuses. Il existe toutefois un risque théorique d'augmentation de la somnolence lorsque le souci est pris par voie orale en association avec des médicaments sédatifs.

**Asthme et maladies allergiques.** Les ouvrages de référence soulignent la nécessité d'être prudent en raison du risque de réaction allergique importante, notamment d'œdème de Quincke.

L'absence de toxicité importante dans certaines expériences ne signifie pas que les fortes doses ou l'utilisation prolongée d'extraits concentrés sont totalement sans danger.

Il faut également garder à l'esprit les limites des données scientifiques disponibles. L'évaluation actuelle des préparations traditionnelles de souci pour les petites lésions cutanées et les inflammations des muqueuses repose principalement sur leur longue histoire d'utilisation, et non sur de vastes essais cliniques de grande qualité.

## Quand consulter un médecin ?

La phytothérapie exige une attitude raisonnable envers sa propre santé. En cas de lésion cutanée, consultez un professionnel de santé si la plaie est profonde, si l'inflammation s'aggrave ou si des signes d'infection apparaissent. Si vous utilisez des préparations de souci, arrêtez-les en cas d'éruption cutanée, de démangeaisons ou d'urticaire. Un gonflement du visage ou de la gorge, une respiration sifflante ou un évanouissement peuvent signaler une réaction allergique grave. Une prise en charge médicale d'urgence est alors nécessaire.

Si les symptômes persistent plus d'une semaine ou s'aggravent, ne poursuivez pas l'automédication. Les femmes enceintes, les mères qui allaitent et les parents de jeunes enfants doivent discuter au préalable de l'utilisation du souci avec un médecin. Il en va de même pour les personnes atteintes de maladies chroniques et celles qui prennent régulièrement des médicaments. Je considère qu'il est important de garder à l'esprit une règle simple : les plantes médicinales peuvent avoir leur place dans les soins de santé, mais elles ne doivent remplacer ni le diagnostic ni le traitement prescrit.

### Que faut-il retenir de cette plante ?

Le souci est une plante dont l'utilisation en médecine populaire et traditionnelle remonte à longtemps. Ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes sont les plus connues. C'est pourquoi les préparations à base de fleurs sont souvent utilisées pour les soins externes. Les ouvrages de référence décrivent également des effets antispasmodiques, cholérétiques et apaisants. Les infusions et les teintures étaient utilisées pour les troubles digestifs ainsi que les inflammations de la bouche et de la gorge. Pour ces usages, il est toutefois particulièrement important de tenir compte des limites des preuves cliniques.

L'apparente simplicité du souci ne doit pas laisser penser qu'on peut l'utiliser sans précautions. Je recommande d'aborder les plantes médicinales avec attention : se renseigner sur leurs propriétés, tenir compte des contre-indications et ne pas attendre d'un seul remède qu'il résolve tous les problèmes de santé.

## Note de la rédaction

Cet article a été préparé à partir d'ouvrages de référence en phytothérapie, de descriptions botaniques et de livres publiés par le docteur Boris Wydoff, en tenant compte des connaissances actuelles sur la sécurité du souci. Ce contenu est fourni à titre informatif et ne remplace ni une consultation médicale, ni un diagnostic, ni un traitement prescrit.

## FAQ

**Q: Quels sont les principaux bienfaits du souci officinal ?**
A: Les ouvrages de référence décrivent les effets anti-inflammatoires, cicatrisants, antispasmodiques et cholérétiques du souci. Son utilisation externe pour les soins de la peau est la plus connue.

**Q: À quoi sert le souci officinal ?**
A: Traditionnellement, les fleurs sont utilisées dans des pommades, des infusions et des teintures pour les soins de la peau, les rinçages de la bouche et de la gorge, ainsi qu'en phytothérapie pour certains troubles digestifs.

**Q: Que faut-il savoir sur les bienfaits et les risques du souci officinal ?**
A: Les bienfaits potentiels sont principalement liés à son utilisation externe traditionnelle pour les petites lésions cutanées et les inflammations des muqueuses. Les risques comprennent les réactions allergiques. Une prudence particulière est nécessaire pendant la grossesse, l'allaitement et en cas de maladies chroniques.

**Q: Peut-on utiliser le souci officinal en cas de gastrite ?**
A: Les ouvrages sur les plantes médicinales décrivent l'utilisation de l'infusion en cas de gastrite, mais celle-ci ne remplace pas le traitement prescrit. Sa prise doit être discutée avec un médecin.

**Q: Quelles sont les principales contre-indications du souci officinal ?**
A: La principale contre-indication est l'allergie au souci ou à d'autres plantes de la famille des astéracées. Pendant la grossesse et l'allaitement, il faut éviter la prise par voie orale.

**Q: Comment préparer correctement une infusion de fleurs de souci ?**
A: Un ouvrage de référence indique une proportion de 1 cuillère à café de fleurs pour un verre d'eau. En cas de maladie, la prise par voie orale doit être discutée avec un médecin.

**Q: Comment diluer la teinture de souci pour les gargarismes ?**
A: Une recette traditionnelle indique 1 cuillère à café de teinture vendue en pharmacie pour un verre d'eau. Il faut respecter les instructions du produit utilisé.

**Q: Quand faut-il récolter les fleurs de souci ?**
A: Les capitules sont récoltés pendant la floraison, lorsqu'ils sont complètement ouverts et que les pétales périphériques sont disposés horizontalement.

**Q: Peut-on utiliser le souci en cas de cancer ?**
A: Les sources historiques le mentionnent comme plante complémentaire, mais son efficacité antitumorale n'est pas démontrée. Il ne remplace pas le traitement oncologique. Discutez de son utilisation avec votre médecin et n'arrêtez aucun médicament prescrit.


_Contenu éducatif ; ne remplace pas un avis médical._
